La présence d'un babouin au cirque Landri, installé à Domérat jusqu'au 29 août, suscite une vive controverse depuis la diffusion d'une vidéo de l'association One Voice. L'organisation de défense des animaux y dénonce les conditions de détention du primate, nommé « Babouche », et réclame sa prise en charge par ses équipes pour le placer dans un sanctuaire en Italie. Le cirque, où l'animal serait né, rejette ces accusations et affirme respecter la réglementation en vigueur.
Une vidéo largement partagée et des accusations de maltraitance
La vidéo publiée par One Voice sur sa page Facebook a été vue plus de 8 000 fois, selon l'association. On y voit le primate seul dans une cage et au cours du numéro présenté sous le chapiteau. Muriel Arnal, présidente fondatrice de One Voice, relate avoir été alertée dès l'arrivée du cirque à Domérat : « Nous avions été alertés à l’arrivée du cirque à Domérat. Une personne avait aperçu une remorque très petite par rapport aux autres qui étaient importantes. Des enquêteurs de notre association sont allés sur place. C’est là que l’on a découvert Babouche et ses conditions de vie atroces. »
« C’est là que l’on a découvert Babouche et ses conditions de vie atroces. »
Le message de l'association s'accompagne, d'après la source, d'une volonté claire : proposer au dresseur de remettre l'animal afin de l'emmener dans un sanctuaire affilié à One Voice en Italie.
Le cirque Landri refuse la remise de l'animal
Face aux accusations, le cirque Landri oppose un refus. La compagnie affirme notamment que l'animal est né au sein du cirque et met en avant un attachement au primate ainsi que le respect de la législation applicable. Le camp du cirque nie implicitement les accusations de maltraitance formulées par l'association.
Une plainte évoquée
La situation a pris une dimension procédurale : la mention d'une plainte pour maltraitance figure dans les éléments rapportés. Le détail des suites judiciaires — dépôt, autorités saisies, ouverture éventuelle d'une enquête officielle — n'est pas précisé dans la source consultée.
Enjeux locaux et questionnements
Cette affaire soulève plusieurs interrogations au niveau local :
- Les conditions de détention et de transport des animaux dits « sauvages » dans les cirques itinérants ;
- Les obligations légales des exploitants en matière de bien-être animal et de détention d'espèces réglementées ;
- Le rôle et les moyens d'action des associations de protection animale face aux structures privées, et la coordination éventuelle avec les services de l'État.
Sur le terrain, la situation est sensible car elle mêle considération pour l'animal, attachement du personnel du cirque et image publique des spectacles itinérants. La durée de la présence du cirque à Domérat — jusqu'au 29 août — ajoute une contrainte temporelle aux démarches administratives et juridiques qui pourraient être engagées.
Ce que l'on sait et ce qui reste à établir
Selon la source disponible, voici les éléments confirmés :
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Nom du cirque | Cirque Landri |
| Localisation | Domérat (près de Montluçon), Allier |
| Animal concerné | Babouin, surnommé « Babouche » |
| Action de l'association | Vidéo diffusée, proposition de récupération pour sanctuaire en Italie |
| Réponse du cirque | Refus de céder l'animal, affirmations de respect de la législation |
En revanche, la source ne précise pas :
- Si les autorités locales (mairie, gendarmerie) ou nationales (DDPP, par exemple) ont été officiellement saisies et, le cas échéant, quelles mesures ont été prises ;
- Les éléments matériels exacts sur l'état de santé et les conditions de vie du primate au-delà des images et des constats allégués par l'association ;
- La suite juridique précise de la plainte évoquée.
Suite à venir
La situation appelle des vérifications institutionnelles : si la plainte pour maltraitance a bien été déposée, les services compétents devront établir l'état des lieux et décider des mesures à prendre, qui peuvent aller de la simple audition à la saisie de l'animal, selon les conclusions des contrôles. Sur le plan local, l'affaire a déjà provoqué une attention médiatique et des discussions autour de la présence d'animaux sauvages dans les spectacles itinérants.
WE NEWS suivra l'évolution de ce dossier et publiera toute information officielle communiquée par les parties, la préfecture ou les services vétérinaires compétents.