La région déploie des forces pour sécuriser les abords de la gare
La gare de Melun a été retenue parmi les 17 gares de la région Île‑de‑France concernées par le plan régional intitulé « Gares nettes », lancé le 9 septembre à la gare de Bobigny. L'objectif annoncé par l'exécutif régional consiste à réduire la vente à la sauvette de cigarettes et, plus largement, à renforcer la présence des forces de l'ordre et des agents de sécurité sur les espaces publics et les quais.
Le dispositif prévoit la mobilisation de 100 agents de la brigade régionale des transports (BRT), créée en 2024 pour les Jeux olympiques et paralympiques. Ces agents interviendront en coordination avec les services de police nationale et municipale, les douanes et les services de sécurité des opérateurs de transport : RATP, SNCF et Transdev.
« sécurisation de zone »
Lors de l'annonce, la présidente de la Région, Valérie Pécresse, a résumé la méthode par la formule de « sécurisation de zone », qui implique des opérations ciblées et régulières pour dissuader les trafics et rétablir la tranquillité aux abords des gares.
Impacts attendus pour les usagers et le territoire
La gare de Melun, citée comme l'une des plus fréquentées d'Île‑de‑France avec 45 000 voyageurs quotidiens, concentre des flux importants de passagers, de commerces et d'activités informelles. Les autorités régionales et locales estiment que la multiplication d'opérations conjointes permettra de :
- réduire la vente illicite de tabac aux abords des quais et des commerces;
- renforcer le sentiment de sécurité des voyageurs et des riverains;
- améliorer la coordination entre acteurs (polices, douanes, opérateurs) pour des interventions plus efficaces.
Le plan prévoit le déploiement quotidien de 28 brigades, soit une présence opérationnelle répétée sur les gares sélectionnées. Pour Melun, cela devrait se traduire par des contrôles renforcés et des patrouilles ciblées sur les secteurs identifiés comme propices au commerce illégal.
Coordination interinstitutionnelle et limites
La réussite du dispositif dépendra en grande partie de la coordination entre niveaux d'intervention : Région (pilotage financier et stratégique), services de l'État (police, douanes), collectivités locales (sécurité municipale) et opérateurs privés de transport (SNCF, RATP, Transdev). Cette coopération est déjà soulignée dans le plan, mais elle pose des défis pratiques — partage d'informations, permanences des opérations, répartition des compétences — que devront affiner les acteurs locaux.
Par ailleurs, la mesure cible en priorité la vente de cigarettes à la sauvette, mais n'aborde pas directement d'autres problèmes liés à l'environnement de la gare, comme la mendicité, l'usage de stupéfiants ou les incivilités. Les élus et associations locaux pourraient donc demander des compléments d'action pour traiter ces sujets connexes.
Aspects financiers et suivi
Le plan « Gares nettes » mobilise les ressources humaines de la BRT, sans que le communiqué régional détaille explicitement le coût total pour la collectivité ou les modalités de financement des actions complémentaires (matériel, coordination locale, etc.). Un suivi des résultats à court et moyen terme — baisse des ventes illicites, nombre d'interventions, perception des usagers — sera nécessaire pour évaluer l'efficacité du dispositif et son éventuel déploiement sur d'autres sites.
Pour les Melunais, la mise en œuvre de ce plan sera observable dans les prochains jours par une présence accrue d'agents et des opérations ciblées aux abords de la gare. Les autorités régionales ont indiqué viser une action visible et régulière afin d'affirmer le contrôle de l'espace public et de protéger les revenus des commerçants légaux tout en garantissant la sûreté des voyageurs.
| Élément | Chiffre |
|---|---|
| Gares concernées (Île‑de‑France) | 17 |
| Agents mobilisés (BRT) | 100 |
| Brigades déployées chaque jour | 28 |
| Voyageurs quotidiens à la gare de Melun | 45 000 |