Plusieurs municipalités de Loire‑Atlantique et de Vendée ont lancé, ces derniers jours, un appel aux habitants dont les habitations ont été endommagées par l'apparition de fissures cet été. Objectif affiché : réunir suffisamment de signalements pour constituer un dossier communal en vue d'une demande de reconnaissance d'« état de catastrophe naturelle » auprès des services de l'État.
Des fissures liées aux épisodes de chaleur
À la suite des différentes vagues de canicule qui ont marqué l'été, de nombreux foyers ont observé des fêlures sur les façades, les murs intérieurs ou les fondations. Les communes concernées estiment que ces désordres pourraient résulter du phénomène de retrait‑gonflement des argiles, aggravé par la sécheresse et les fortes températures.
« retrait‑gonflement des argiles »
Le maire de certaines localités, relayant l'appel sur le site officiel de la mairie et sur les réseaux sociaux, demande aux riverains touchés de se manifester rapidement afin que la collectivité puisse procéder à une évaluation globale des dommages et, le cas échéant, engager la procédure administrative nécessaire.
Un exemple concret : Donges mobilise
Parmi les communes qui se sont publiquement manifestées figure Donges. Les autorités municipales y invitent les propriétaires à déposer un dossier précisant la nature et l'étendue des fissures observées. Cette étape est présentée comme indispensable pour chiffrer l'ampleur des dommages et estimer le nombre de foyers concernés, information qui sera transmise aux services préfectoraux lors de la demande de reconnaissance.
Que peut apporter la reconnaissance d'état de catastrophe naturelle ?
La reconnaissance officielle ouvre la voie à la prise en charge, par les assureurs, des dommages liés à des phénomènes naturels exceptionnels, selon les modalités prévues par les contrats d'assurance habitation. Elle ne garantit pas automatiquement une indemnisation : celle‑ci reste soumise aux clauses et franchises des assurances, mais elle facilite la procédure pour les sinistrés en cadrant l'origine des dégâts.
Ce que doivent faire les habitants
Les mairies appellent donc à la vigilance et à la réactivité. À défaut d'une liste exhaustive fournie par les communes, voici les démarches généralement recommandées aux propriétaires concernés :
- Constater et photographier les fissures (angles, dimensions, progression) ;
- Contacter la mairie pour connaître les modalités de dépôt du dossier local ;
- Conserver toute trace d'intervention ou d'expertise déjà réalisée (factures, rapports) ;
- Déclarer le sinistre à son assureur en précisant le contexte climatique et en joignant les photos et constats.
Ces actions permettent de constituer un dossier solide et d'accélérer l'examen des demandes au niveau communal et préfectoral.
Impossible d'attendre : plus il y a de signalements, mieux c'est
Les communes insistent sur l'importance du nombre de signalements : une reconnaissance collective repose sur une appréciation statistique et territoriale des dégâts. Plus le nombre de dossiers transmis est élevé, plus la collectivité a de chances d'obtenir une instruction favorable de la part des services de l'État.
| Territoire | Exemple de commune ayant appelé les habitants |
|---|---|
| Loire‑Atlantique | Donges |
| Vendée | Communes concernées (appel général) |
Les autorités locales précisent que la constitution d'un dossier communal ne préjuge pas du résultat de la demande d'état de catastrophe naturelle. L'instruction, menée par la préfecture puis analysée par des services étatiques, reste nécessaire pour une décision finale.
Conséquences pour les sinistrés et suivi local
Pour les familles qui constatent des fissures, la période à suivre sera celle de l'expertise : experts d'assurance, études techniques éventuelles et suivi communal. Les mairies indiquent qu'elles restent à l'écoute des administrés pour les orienter et les accompagner dans leurs démarches administratives, sans toutefois se substituer aux assureurs ou aux bureaux d'études spécialisés.
Face à l'augmentation des phénomènes climatiques extrêmes, cette mobilisation locale illustre la nécessité d'un suivi collectif des dégâts provoqués par la sécheresse et la chaleur, et rappelle l'importance pour chaque propriétaire de documenter rapidement tout sinistre constaté.