La petite commune de Langonnet (Morbihan) a officialisé, le 13 août 2026, le recrutement d’un garde particulier municipal, une démarche présentée comme une première dans le département. Le maire, Éric Jean, et son adjointe, Claudine Cofdir, ont signé la convention avec la Fédération des gardes particuliers du Morbihan (FDGM), représentée par son président, Jean-Pierre Ysiquel, et son secrétaire général, Philippe Lavergne.
Une mission de prévention encadrée par la commune
Le garde particulier est un bénévole commissionné par le maire pour intervenir sur le domaine public communal. À Langonnet, les élus insistent sur le caractère préventif de la mesure. La décision avait été prise en conseil municipal le 24 juin et la convention lie les parties pour une durée de 5 ans, avec une possibilité de résiliation annuelle par chacune des parties.
« Pour nous, ce recrutement est le fruit d’une longue réflexion et s’inscrit en premier lieu dans une démarche de prévention et non de répression, sous l’autorité et le contrôle du maire. »
Les missions confiées au garde seront définies par la commune et suivies par la FDGM, qui s’engage à accompagner la municipalité. Les responsables de la fédération ont tenu à préciser le périmètre d’intervention : il concerne exclusivement le domaine public de la mairie et n’a « rien à voir avec la chasse ou la pêche ».
Formation, statut et prérogatives
Avant d’entrer en fonction, l’agent recruté sera formé, agréé puis assermenté par le procureur de la République. Il n’aura pas le droit de porter une arme mais pourra dresser des constats et verbaliser en cas d’infraction relevant de ses attributions.
Ce schéma doit permettre à la commune d’agir sur des problématiques locales quotidiennes : lutte contre les dépôts sauvages, respect de la circulation et de la voirie communale, constat d’incivilités. Le maire et la FDGM précisent toutefois que l’outil ne remplace pas les polices municipale ou nationale mais complète les moyens existants.
- Date de signature : 13 août 2026
- Décision du conseil municipal : 24 juin 2026
- Durée de la convention : 5 ans (résiliable annuellement)
- Statut : bénévole, formé, agréé, assermenté
- Pouvoirs : verbaliser, constater; pas d’armement
Un précédent pour le département ?
La FDGM espère que l’initiative de Langonnet fera école : « Nous espérons que cette démarche incitera d’autres communes du Morbihan à suivre l’exemple », ont déclaré les représentants de la fédération, selon la commune. L’organisation se dit prête à assurer le suivi des missions du garde en fonction de la feuille de route locale.
Pour les élus municipaux, l’intérêt est double : mieux protéger le patrimoine communal et améliorer la qualité de vie sans recourir systématiquement à des sanctions lourdes. L’accent est mis sur la prévention et sur une présence dissuasive sur le terrain, notamment pour éviter les dépôts sauvages et régler des problèmes de circulation sur la voirie communale.
| Élément | Contenu |
|---|---|
| Périmètre | Domaine public communal (voirie, espaces municipaux) |
| Statut | Bénévole, formé, agréé, assermenté |
| Durée de la convention | 5 ans (résiliable annuellement) |
| Prérogatives | Constatation, verbalisation (sans port d’arme) |
Questions pratiques pour les habitants
La mise en place de ce dispositif soulève des questions pratiques : qui sera recruté, quels horaires d’intervention, comment signaler un problème au garde particulier ? La commune indique que ces éléments figureront dans la feuille de route définie par la municipalité et communiquée aux habitants une fois l’agent en poste.
La convention prévoit également un suivi régulier par la FDGM pour s’assurer du respect du cadre légal et de l’adéquation des missions aux besoins locaux. Si la démarche est présentée comme un outil de prévention, sa réussite dépendra de la définition claire des tâches, de la formation de l’agent et de la coordination avec les autres services publics.
À Langonnet, élus et fédération mettent en avant la volonté d’expérimenter une solution locale, encadrée, visant à renforcer la présence sur l’espace public sans équiper l’agent d’un armement ni lui confier des compétences judiciaires étendues. Reste à voir si d’autres communes du Morbihan emboîteront le pas dans les mois à venir.