Par courrier électronique adressé aux adhérents, Carole Ribeiro a annoncé, le jeudi 17 septembre 2026, sa décision de démissionner de la présidence de l'Union des maires de l’Aisne. La démission prendra effet le 30 septembre, indique L’Union, média local qui a relayé l’information.
Un mandat entamé en 2023 interrompu
Élue à la présidence de l’Union en novembre 2023, Mme Ribeiro était en poste dans une période de renouvellement des instances départementales. Elle pouvait théoriquement conserver ce rôle jusqu’en 2027, les statuts prévoyant que la recomposition des organes intervient dans l’année suivant les élections municipales. Toutefois, la maire sortante de Couvron-et-Aumencourt a perdu, au printemps 2026, la tête de la commune qu’elle dirigeait, ainsi que la présidence de la communauté de communes des Pays de la Serre.
La conjonction de ces défaites locales et de tensions internes a conduit l’élue à avancer la fin de son mandat à la présidence de l’Union des maires.
Des « pressions » comme motif avancé
« les pressions exercées par certains depuis plusieurs mois »
Dans son message, Carole Ribeiro indique qu’elle souhaitait rester « au moins jusqu’au congrès du 13 novembre », mais explique que des pressions l’ont amenée à précipiter son départ. Au moment de la publication de l’article, Mme Ribeiro n’avait pas encore répondu aux sollicitations des journalistes de L’Union.
Conséquences pour l’Union des maires
La présidence de l’Union des maires de l’Aisne — association qui rassemble les premiers édiles du département pour les représenter, les conseiller et organiser des temps d’échange — va donc changer de locataire à la fin du mois. Selon les règles statutaires, le renouvellement des instances doit intervenir dans l’année suivant les élections municipales, mais la démission ouvre la voie à une procédure de remplacement anticipée.
- 30 septembre 2026 : date d’effet de la démission annoncée.
- 13 novembre 2026 : congrès qu’elle souhaitait atteindre avant de partir.
- Depuis novembre 2023 : date d’entrée en fonction de Mme Ribeiro à la présidence de l’Union.
Il revient désormais aux instances de l’Union des maires de l’Aisne de déterminer la procédure de succession : nomination d’un président par intérim, convocation d’une assemblée générale élective, ou maintien d’un intérim jusqu’au congrès de novembre. Ces choix auront une incidence sur l’accompagnement des communes, notamment dans un contexte national où les collectivités locales font face à des enjeux financiers et réglementaires importants.
Le contexte local : perte de mandats et répercussions
Perdre un mandat municipal et la présidence d’une communauté de communes est souvent vécu comme une rupture politique pour un élu local. Ces deux revers électoraux, survenus au printemps, ont visiblement affaibli la position de Mme Ribeiro au sein du réseau départemental des maires. L’annonce d’une démission anticipée révèle des tensions internes, sans que les détails des désaccords ne soient précisés dans le courrier rendu public.
Pour les maires adhérents, le départ de leur présidente soulève des questions pratiques : qui portera leurs préoccupations auprès des services de l’État et des partenaires institutionnels ? Comment sera assuré le calendrier des rencontres et des formations habituellement organisées par l’Union ?
Calendrier et attentes
Les adhérents attendent maintenant des précisions sur la succession. Le congrès du 13 novembre figure comme une échéance clé : il pourrait servir de cadre pour confirmer une nouvelle présidence ou pour valider des ajustements statutaires. D’ici là, l’Union devra organiser le relais pour maintenir son activité au service des communes du département.
| Événement | Date |
|---|---|
| Élection à la présidence de l’Union des maires de l’Aisne | novembre 2023 |
| Élections municipales et perte des mandats locaux | mars 2026 |
| Annonce de la démission | 17 septembre 2026 |
| Effet de la démission | 30 septembre 2026 |
| Congrès évoqué | 13 novembre 2026 |
La présidence d’une structure de représentation des maires joue un rôle de coordination et de relais : la succession devra donc être gérée rapidement pour assurer la continuité des services aux communes et la représentation du département auprès des partenaires locaux et nationaux.