La police nationale de l'Indre a confirmé, mercredi 19 août, l'enregistrement de trois nouvelles plaintes liées à l'« arnaque aux faux banquiers et faux coursiers ». Chacune des victimes, toutes âgées de plus de 70 ans, a déclaré avoir perdu 2 000 € à la suite de retraits frauduleux sur son compte.
Un mode opératoire répétitif et ciblé
Le scénario est identique dans les trois cas : un appel téléphonique, souvent affichant le numéro du commissariat de Châteauroux ou d'une gendarmerie locale, met la victime en confiance. L'interlocuteur se présente comme un policier ou un employé de banque et évoque des problèmes de paiement au sein d'une enseigne. Il demande ensuite des informations bancaires, exige la saisie du code de la carte et demande à la personne de « couper » physiquement sa carte, sans abîmer la puce.
Peu après, un coursier se présente au domicile pour récupérer la carte, qui sera ensuite utilisée pour effectuer des retraits importants.
« Ne donnez jamais vos informations bancaires par téléphone. »
Une alerte précipitée mais insuffisante
Début août, la police nationale de l'Indre avait déjà lancé un appel à la vigilance. Malgré cet avertissement, les escrocs ont poursuivi leurs pratiques et ont réussi à convaincre plusieurs personnes âgées du département. Les autorités précisent que d'autres cas pourraient exister mais n'ont pas encore été signalés.
Consignes et démarches en cas de suspicion
La police rappelle des gestes simples pour limiter les risques et les pertes financières :
- Ne jamais communiquer par téléphone le numéro de carte bancaire, le code confidentiel, ni vos identifiants bancaires ;
- Vérifier, en raccrochant, le numéro appelé en composant celui du commissariat ou de la gendarmerie affiché sur un annuaire officiel ;
- Si un coursier se présente, demander une pièce d'identité et contacter sa banque avant de remettre quoi que ce soit ;
- En cas de doute, contacter immédiatement sa banque pour faire opposition.
La police insiste sur la nécessité de réagir rapidement : « si vous êtes malheureusement victime de l'escroquerie, faites opposition directement auprès de votre banque », rappelle le communiqué transmis aux rédactions.
Données synthétiques
| Élément | Information |
|---|---|
| Nombre de plaintes récentes | 3 |
| Perte par victime | 2 000 € |
| Tranche d'âge des victimes | Plus de 70 ans |
Un préjudice qui touche la population la plus vulnérable
Les personnes âgées constituent une cible privilégiée pour ce type d'escroquerie : confiance envers les numéros affichés, vulnérabilité face à la pression psychologique et moindre familiarité avec les procédures de protection bancaire en ligne. Les pertes peuvent être particulièrement lourdes pour des personnes dont les revenus sont limités.
La police invite les proches et les aidants à informer les personnes âgées des risques et à vérifier régulièrement les opérations bancaires, surtout après des appels suspects. Les organismes bancaires et les forces de l'ordre collaborent pour détecter et interrompre ces pratiques, mais la prévention reste essentielle.
Que faire si vous êtes témoin ou victime ?
Les victimes et témoins sont invités à déposer plainte auprès du commissariat ou de la gendarmerie locaux. Toute information sur un passage de coursier suspect ou sur un numéro d'appel utilisé peut aider les enquêteurs à remonter la filière.
La police nationale rappelle enfin que les banques et les services de sécurité n'exigent jamais la communication complète du code confidentiel par téléphone ni la remise d'une carte par un tiers sans procédure formelle. En cas de doute, il convient de raccrocher et de contacter directement son établissement bancaire ou les forces de l'ordre.
La vigilance et l'information des personnes fragiles demeurent les principaux remparts face à ces escroqueries ciblées qui continuent d'opérer dans l'Indre.