La préfecture de police a renforcé début août les règles applicables aux engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) dans Paris et la petite couronne. Dans les départements concernés, dont les Hauts‑de‑Seine (92), le port du casque et d’un équipement rétro‑réfléchissant devient obligatoire pour les utilisateurs de trottinettes électriques, hoverboards, gyropodes et autres appareils similaires.
Une décision motivée par la hausse des accidents
Dans un communiqué, la préfecture justifie cet arrêté par la volonté de « réduire drastiquement les accidents liés aux trottinettes électriques, ou plus globalement, à tous les engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) ». Elle rappelle que ces utilisateurs sont « particulièrement exposés » aux risques routiers et appelle au respect des nouvelles obligations « pour votre sécurité et celle des autres usagers ».
« Désormais, le port d'un équipement rétro‑réfléchissant et du casque est obligatoire. »
Les autorités soulignent des chiffres récents qui ont pesé dans la décision : selon des données citées par la préfecture, 234 cyclistes ont trouvé la mort en 2025 sur les routes, et 80 utilisateurs d'EDPM sont décédés la même année, soit une hausse de +78 % en un an.
Quels appareils sont visés ?
- Trottinettes électriques;
- Hoverboards;
- Gyropodes;
- Tout autre engin de déplacement personnel motorisé.
L’arrêté entre en vigueur immédiatement dans les départements concernés : Paris, Hauts‑de‑Seine, Seine‑Saint‑Denis et Val‑de‑Marne. Dans les Hauts‑de‑Seine, cette mesure avait déjà été annoncée fin juillet par le préfet du département, Alexandre Brugère, au regard de l’« essor » de ces véhicules et de l’augmentation des accidents.
Contrôles et sanctions
La préfecture précise que le non‑respect de ces obligations fera l’objet de sanctions. Concrètement, une amende est prévue et peut s’élever jusqu’à 135 euros. Les forces de l’ordre seront chargées de veiller à l’application de l’arrêté dans l’espace public.
| Obligation | Territoire | Sanction (maximum) |
|---|---|---|
| Port du casque | Paris, 92, 93, 94 | Jusqu'à 135 € |
| Port d’un équipement rétro‑réfléchissant | Paris, 92, 93, 94 | Jusqu'à 135 € |
Conséquences pour les usagers et professionnels
Pour les utilisateurs quotidiens, la mesure impose une adaptation rapide : casque homologué et vêtements ou accessoires rétro‑réfléchissants devront être portés, notamment la nuit ou par visibilité réduite. Les loueurs et plateformes proposant des EDPM pourront être tenus d’informer leurs clients de ces nouvelles obligations et, selon les contrôles locaux, de proposer du matériel adapté.
Les services de l’État invitent également les usagers à adopter des comportements sûrs, notamment le respect des règles de circulation et la vigilance face aux piétons et aux automobilistes.
Enjeux locaux et perspectives
Cette décision s’inscrit dans une logique nationale et locale de gestion des mobilités partagées et individuelles, face à la multiplication des accidents impliquant des engins légers. Dans les Hauts‑de‑Seine, département dense et traversé par de nombreux axes urbains, la cohabitation entre véhicules motorisés, cyclistes, piétons et utilisateurs d’EDPM pose un défi constant aux autorités.
Les prochaines semaines serviront à mesurer l’efficacité de l’arrêté : augmentation des contrôles, verbalisation, mais aussi évolution des comportements des usagers. Les associations d’usagers et certains élus locaux pourront être amenés à réclamer des campagnes d’information ou des aménagements d’infrastructures pour sécuriser davantage les déplacements.
En attendant, les autorités locales demandent aux usagers d’anticiper : casque homologué et équipement rétro‑réfléchissant sont désormais indispensables pour circuler sereinement dans la capitale et la petite couronne.