Un incendie déclaré le 3 août dans le massif du Claps, à Bellegarde-en-Diois, dans la Drôme, reste actif lundi 10 août après une semaine d'engagements. La préfecture fait état d'une surface parcourue qui se situe « autour de 400 hectares » et d'une mobilisation humaine et matérielle importante pour contenir le sinistre.
Une progression ralentie mais pas de stabilisation complète
La nuit précédente a été « globalement calme », indique la préfecture, mais le feu a connu des reprises et de nombreux points chauds. Après des reconnaissances approfondies, la surface brûlée « n'a quasiment pas progressé » et reste estimée à 400 hectares en fin de journée, selon le point préfectoral rendu public à 18 h 00.
« La surface brûlée n'a quasiment pas progressé et se situe autour de 400 hectares, après des missions de reconnaissance plus approfondies effectuées ce jour. »
Sur le plan opérationnel, les secours rapportent que le flanc gauche du sinistre, côté Bellegarde-en-Diois, est fixé. En revanche, le côté droit, entre le col de Banestier et le bois de la Pigne, demeure le principal secteur d'action des équipes en raison de reprises et de risques pour les lisières situées à proximité d'habitations.
Moyens déployés et actions sur le terrain
Les effectifs engagés sont importants : selon les bilans locaux, plus de 500 puis 574 à 580 sapeurs‑pompiers et militaires ont été mobilisés lors des opérations de la journée. Ils sont soutenus par des moyens aériens et des équipements de grande portée pour lutter contre les reprises.
- Moyens aériens : cinq Canadair et un hélicoptère bombardier d'eau lourd (un Puma) ont été employés.
- Moyens terrestres : des lances à eau de longue portée (500 m, 850 m et 400 m) ont été déployées pour protéger les lisières et les hameaux exposés.
- Objectifs : circonscrire les reprises, protéger les habitations et noyer les points chauds.
Origine et contexte local
Les investigations privilégient la piste d'un acte volontaire après la détection de deux foyers le lundi 3 août, selon des éléments communiqués localement. Les équipes poursuivent leur travail de surveillance et d'extinction sur un terrain montagneux et escarpé, où les accès et la végétation rendent les manœuvres délicates.
Conséquences pour la population et mesures prises
Des mesures de confinement ou d'éloignement ont été mises en place pour protéger les habitants des secteurs proches du front de feu ; certaines maisons et hameaux ont été placés sous surveillance renforcée. Les services de l'État et les collectivités locales restent mobilisés pour informer la population et coordonner les secours.
| Élément | Chiffre / situation |
|---|---|
| Surface parcourue | Environ 400 hectares |
| Personnels engagés | Entre 500 et 580 sapeurs‑pompiers et militaires |
| Moyens aériens | 5 Canadair, 1 hélicoptère bombardier d'eau lourd (Puma) |
Risques et vigilance
La Drôme figure parmi les départements placés en niveau de danger élevé pour le risque d'incendie de forêt par Météo‑France. Les conditions météorologiques et l'état de la végétation restent des facteurs déterminants pour l'évolution du sinistre. Les sapeurs‑pompiers poursuivent des opérations de noyage et des patrouilles de sécurité afin d'empêcher toute reprise significative.
Les autorités appellent les habitants et les visiteurs à respecter les consignes de sécurité, à éviter les zones concernées par les interventions et à signaler tout départ de feu aux services d'urgence. Les bilans et communiqués officiels doivent être consultés pour toute information opérationnelle et pour connaître les éventuelles restrictions de circulation ou d'accès.
Ce dossier reste évolutif ; la préfecture et les services de secours fournissent des points réguliers sur l'avancement des opérations.