Les salariés de l'Ehpad Marie‑Blaise, implanté à Signy‑le‑Petit (Ardennes), appellent la population à se rassembler samedi 26 septembre à 10 h 30 devant l'établissement. Ils souhaitent ainsi alerter sur la situation de la maison de retraite, dont la fermeture a été annoncée et qui doit cesser son activité d'ici le 30 novembre.
Une fermeture prononcée par l'ARS après des constatations graves
Dans un communiqué publié début septembre, l'Agence régionale de santé (ARS) a annoncé la date de fermeture après avoir placé l'établissement sous administration provisoire le 16 juin en raison de « difficultés financières, de gouvernance et de fonctionnement ». La commission de sécurité a par ailleurs rendu un avis défavorable, jugeant le bâtiment inadapté à l'hébergement de personnes âgées dépendantes. Ces constats ont conduit au transfert planifié des résidents vers d'autres structures.
Un personnel affecté : 33 postes menacés
Les conséquences sociales sont immédiates : 33 salariés de l'Ehpad font l'objet d'un licenciement économique. Le mouvement de samedi vise à obtenir, au‑delà du soutien public, une reconnaissance renforcée pour le travail accompli et des compensations jugées équitables par le personnel.
« des indemnités supra‑légales justes et à la hauteur de l'engagement des salariés »
Les salariés demandent notamment des indemnités supra‑légales pour tenir compte de l'investissement et des conditions difficiles rencontrées ces derniers mois. Ils invitent élus et habitants du territoire à se joindre à la mobilisation pour appuyer leurs revendications.
Les résidents relogés, un transfert déjà engagé
Le transfert de la cinquantaine de résidents est actuellement en cours. Selon les informations diffusées, les pensionnaires sont répartis vers d'autres Ehpad des Ardennes et de l'Aisne. La priorité affichée par les autorités sanitaires est d'assurer la continuité des soins et de limiter les ruptures de lien pour des personnes souvent fragiles.
Cependant, ces mouvements entraînent des tensions : familles parfois éloignées des nouveaux lieux d'hébergement, adaptation des résidents à de nouveaux personnels et locaux, et complexité logistique liée aux dossiers médicaux et aux dispositifs d'accompagnement.
Ce que demandent les salariés
- Soutien public et mobilisation locale lors du rassemblement de samedi 26 septembre à 10 h 30 devant l'établissement ;
- Reconnaissance de la pénibilité et de l'engagement du personnel via des indemnisations supérieures aux minima légaux ;
- Garanties sur les conditions de reclassement ou d'accompagnement des salariés licenciés.
Chronologie et chiffres clés
| Événement | Date / Chiffres |
|---|---|
| Placement sous administration provisoire | 16 juin (par l'ARS et le Conseil départemental) |
| Annonce de fermeture | Début septembre (date communiquée par l'ARS) |
| Fermeture prévue | Avant le 30 novembre |
| Nombre de salariés concernés | 33 |
| Nombre approximatif de résidents transférés | Une cinquantaine |
| Rassemblement | Samedi 26 septembre, 10 h 30, devant l'Ehpad Marie‑Blaise |
Enjeux locaux et réactions attendues
La fermeture d'une structure de soins pour personnes âgées dans une zone rurale pose des questions structurelles : maintien de l'offre d'hébergement médicalisé, accessibilité des services, et attractivité des professions liées au grand âge. Le Conseil départemental et l'ARS, déjà impliqués administrativement, sont des acteurs clés pour organiser les relogements et un suivi social des salariés.
Le rassemblement doit permettre aux salariés de rendre visible leur situation et d'interpeller les autorités locales. Il s'agit aussi d'une invitation aux habitants et aux élus à mesurer l'impact concret d'une fermeture sur un territoire déjà fragilisé par la réduction des services de proximité.
Nous contacterons les organisateurs et les représentants institutionnels pour connaître leurs positions et couvrir le rassemblement en direct.