Mohamed Habib Haddad, figure de l'administration tunisienne et ancien ministre chargé de l'agriculture, de l'environnement et des ressources hydrauliques, est décédé le jeudi 13 août 2026, a appris WE NEWS de sources concordantes. Ingénieur agronome de formation, il avait également exercé la fonction d'ambassadeur de Tunisie à Vienne entre 2008 et 2010, après un parcours marqué par des responsabilités territoriales et professionnelles de premier plan.
Une carrière ancrée dans le terrain et l'administration
Originaire d'un milieu professionnel lié à l'agronomie, Mohamed Habib Haddad a consacré une grande partie de sa vie à l'action publique et au service de l'État. Il est notamment connu pour avoir occupé les postes suivants :
- Commissaire régional au développement agricole (dates non précisées dans la source) ;
- Gouverneur de Kasserine de 1998 à 2000 ;
- Gouverneur de Nabeul (dates non précisées dans la source) ;
- Président du Conseil de l'Ordre des ingénieurs tunisiens de 1990 à 1998 ;
- Ministre de l'Agriculture, de l'Environnement et des Ressources hydrauliques de 2002 à 2008 ;
- Ambassadeur de Tunisie à Vienne de 2008 à 2010.
Ce parcours témoigne d'une double expérience : une connaissance approfondie des réalités agricoles et rurales, et une pratique administrative de haut niveau, tant au plan local — comme gouverneur — qu'au plan national et diplomatique.
Un homme de terrain et de conviction
La source qui a annoncé son décès souligne son attachement à la terre et à la vie des paysans, une proximité qu'il entretenait par ses déplacements et ses activités de terrain. Passionné de chasse, Mohamed Habib Haddad connaissait, selon ses proches, les régions tunisiennes, leurs saisons et leurs écosystèmes. Cette familiarité avec le milieu rural apparaissait comme un élément central de son identité professionnelle et personnelle.
Plusieurs témoins décrivent également un homme qui, malgré une stature imposante, conservait « un humour raffiné, une sagesse et un profond sens de l'État ». À la fin de sa vie, il avait réduit ses sorties quotidiennes — ses marches matinales dans le quartier d'Ennasr étaient un rituel longtemps partagé avec des voisins et des amis —, son corps évoquant la fatigue des années et une présence moins soutenue.
Un ministre d'une agriculture à moderniser
Entré dans le gouvernement dirigé par Mohamed Ghannouchi, Mohamed Habib Haddad a exercé ses fonctions ministérielles au moment où la question agricole et la gestion des ressources hydrauliques figuraient parmi les dossiers sensibles du pays. Sa formation d'ingénieur agronome et ses responsabilités antérieures lui ont permis d'aborder ces enjeux avec une connaissance technique et administrative approfondie, selon les éléments rendus publics.
| Période | Fonction |
|---|---|
| 1990‑1998 | Président du Conseil de l'Ordre des ingénieurs tunisiens |
| 1998‑2000 | Gouverneur de Kasserine |
| 2002‑2008 | Ministre de l'Agriculture, de l'Environnement et des Ressources hydrauliques |
| 2008‑2010 | Ambassadeur de Tunisie à Vienne |
Le détail des réformes ou des mesures qu'il a portées au ministère n'est pas précisé dans la note nécrologique consultée, mais sa trajectoire indique un engagement prolongé sur des sujets stratégiques pour l'économie et l'environnement du pays.
Un départ qui suscite des hommages
Sa disparition laisse « le souvenir d’un élu de la nation, d’un gouverneur respecté, d’un haut commis de l’État », selon la formulation utilisée par la source. Ce constat traduit la place qu'il occupait dans les cercles administratifs et politiques tunisiens, ainsi que la reconnaissance de ses pairs et des populations locales avec lesquelles il avait travaillé.
Aucune information supplémentaire sur les circonstances précises de son décès, ni sur les modalités des obsèques, n'a été fournie dans le communiqué initial. Les proches et institutions susceptibles de rendre hommage devraient préciser ces éléments dans les jours à venir.
Mohamed Habib Haddad laisse derrière lui une carrière longue et diverse, entre expertise technique, responsabilités locales et missions diplomatiques. Pour les observateurs, son parcours illustre la trajectoire d'un technicien devenu homme d'État, dont l'action aura croisé les défis agricoles, environnementaux et administratifs de la Tunisie contemporaine.