Présenté devant le tribunal de Beauvais le lundi 10 août, Jonathan D’Hont, 34 ans, est mis en cause pour s’être rendu au domicile de son ex-compagne, en violation d’une interdiction de paraître et d’une interdiction de contact prononcées lors d’une précédente condamnation.
Chronologie et constatations policières
La police est intervenue le 7 août vers 23 h au domicile de la victime, dans le quartier Argentine à Beauvais, après un nouvel appel de celle-ci. Les agents ont rencontré l’homme, qui sentait l’alcool et a refusé de se soumettre au test d’alcoolémie. Selon la plaignante, il dormait sur le capot d’une voiture située en bas de chez elle.
La victime raconte aussi qu’il s’était introduit chez elle la veille et l’aurait menacée de mort si elle appelait les forces de l’ordre. Elle affirme qu’il a endommagé la poignée en claquant la porte. Les déclarations des voisins complètent le dossier : dès sa sortie de prison, en décembre 2025, il s’est mis à rôder autour du domicile et a été photographié endormi sur un véhicule puis, selon la victime, retrouvé sur son paillasson.
Un passé judiciaire lourd
Jonathan D’Hont avait déjà été condamné à 18 mois de prison pour avoir menacé de mort sa compagne en présence de leur fille. Cette peine était assortie d’une interdiction de paraître au domicile de la victime et de la rencontrer pendant trois ans, ainsi que d’une obligation de soins portée par un sursis probatoire.
Le juge d’application des peines a prolongé cette obligation de soins d’un an début mai 2026. Malgré ces mesures, l’intéressé s’est rendu au domicile de son ex-compagne, ce qui a motivé la plainte et l’intervention policière d’août.
Au tribunal, l’homme a reconnu s’être présenté pour voir sa fille, dont il dispose d’un droit de visite, information qu’il n’avait pas signalée aux magistrats lors de l’énoncé des interdictions. Il a admis s’être introduit chez son ex-compagne mais a assuré qu’il « n’a pas adressé la parole à son ex-compagne » et que, s’il stationnait fréquemment en bas de chez elle, « c’est pour voir sa fille ».
« n’a pas adressé la parole à son ex-compagne »
Conséquences judiciaires à venir
Le dossier est chargé : entre 2009 et 2025, l’homme a été condamné à quatorze reprises. Le juge d’application des peines qui suit son dossier s’est montré, selon le dossier, favorable à une révocation totale du sursis probatoire en cas de nouvelle condamnation, ce qui entraînerait notamment une période de détention additionnelle de six mois.
- 7 août : intervention policière au domicile de la victime, homme trouvé alcoolisé et refusant le test.
- 10 août : présentation au tribunal de Beauvais.
- Décembre 2025 : sortie de prison et début du comportement de harcèlement constaté par la victime et les voisins.
- Mai 2026 : prolongation d’un an de l’obligation de soins par le juge d’application des peines.
| Année | Événement |
|---|---|
| 2009–2025 | Quatorze condamnations |
| Déc. 2025 | Sortie de prison |
| Mai 2026 | Prolongation de l’obligation de soins (1 an) |
| 7 août 2026 | Intervention policière au domicile de la victime |
| 10 août 2026 | Présentation au tribunal de Beauvais |
Le dossier soulève des questions sur l’efficacité des mesures de protection et le suivi des obligations de soins dans les situations de violences intra-familiales. Les autorités judiciaires et le juge d’application des peines disposent désormais des éléments recueillis pour statuer sur d’éventuelles mesures supplémentaires, notamment la révocation du sursis probatoire si une nouvelle condamnation est prononcée.
La victime a porté plainte et les investigations se poursuivent afin d’établir l’ensemble des circonstances et des responsabilités. Le tribunal de Beauvais devra décider des suites pénales à donner à ces faits réitérés.