Une paillote située sur la route des Sanguinaires à Ajaccio a été totalement détruite par un incendie dans la nuit de lundi 10 à mardi 11 août. Les secours sont intervenus autour de 3 h 20 et ont mobilisé trois engins‑pompes pour maîtriser les flammes, a indiqué la direction des pompiers de Corse‑du‑Sud.
Les secours évitent la propagation aux bâtiments voisins
À leur arrivée, les sapeurs‑pompiers ont trouvé la paillote « entièrement embrasée ». Le restaurant de l'hôtel adjacent, situé à proximité immédiate, n'a pas été atteint par le sinistre. Les secours expliquent que leur « priorité a été d'éviter la propagation aux bâtiments à côté », ce qui a permis d'épargner l'établissement principal.
Aucune personne ne se trouvait sur les lieux au moment du départ du feu. Les opérations d'extinction ont été menées à bien et le foyer est désormais éteint, mais la structure de la paillote a « entièrement brûlé ». Les travaux de déblaiement se poursuivent sur le site.
Proximité des propriétaires et réactions
Les propriétaires de la paillote, Luc et David Leca, ont assisté aux interventions. Visiblement éprouvés, ils ont exprimé leur consternation face à l'événement. Interrogé sur place, Luc Leca a déclaré :
« L'incendie est criminel, c'est sûr et certain puisque les caméras de surveillance montrent deux hommes casqués. »
Les deux gérants, qui tiennent l'établissement autrefois exploité par leur oncle, assurent n'avoir reçu « aucune menace ni pression » et se disent surpris par un tel passage à l'acte. « C'est incompréhensible, on ne fait que travailler », confie l'un d'eux, soulignant l'attachement de la clientèle ajaccienne à ce lieu.
Premières constatations et suite judiciaire
Des enquêteurs ont été dépêchés sur place pour procéder aux premières constatations, a précisé le parquet. Un point de situation est prévu dans la matinée. Les autorités judiciaires conduisent les investigations afin de préciser les circonstances exactes du sinistre et de confirmer l'origine criminelle avancée par les propriétaires.
Selon des informations recueillies sur le site, une moto a été trouvée à proximité de la paillote avec le moteur chaud et la trappe à essence ouverte. Ces éléments ont été signalés par les enquêteurs, sans qu'aucune conclusion définitive n'ait été communiquée à ce stade.
Faits connus
- Heure d'appel aux secours : 3 h 20 dans la nuit de lundi à mardi.
- Moyens engagés : trois engins‑pompes des sapeurs‑pompiers de Corse‑du‑Sud.
- État du sinistre : paillote « entièrement embrasée », restaurant adjacent épargné.
- Bilan humain : aucun blessé ; pas d'occupant au moment des faits.
- Enquête : constations en cours, parquet saisi, point de situation prévu.
| Élément | Information |
|---|---|
| Localisation | Route des Sanguinaires, Ajaccio |
| Heure d'intervention | 3 h 20 |
| Moyens | 3 engins‑pompes |
| Victimes | Aucune |
| Statut | Enquête judiciaire en cours |
La destruction totale de la paillote pose déjà la question de la reprise d'activité et des conséquences économiques pour les exploitants, pour lesquels l'été représente une période essentielle. Les propriétaires ont indiqué n'avoir jamais connu d'incident de cette nature auparavant et tentent désormais d'évaluer les pertes matérielles et commerciales.
Contexte local et inquiétude
À Ajaccio, les lieux de restauration en bord de mer sont des points d'ancrage pour la vie estivale locale. Un incendie volontaire, s'il était confirmé, interrogerait sur la sécurité des établissements et la vulnérabilité des commerces exposés en front de mer. Les autorités locales et les professionnels du secteur suivent de près l'évolution de l'enquête.
Le parquet et les services de police instruisent les éléments retrouvés sur le site, dont la moto repérée à proximité, afin d'identifier d'éventuels auteurs. Un point d'étape est attendu dans la matinée pour préciser la nature des investigations et les suites judiciaires envisagées.
Les Ajacciens et la clientèle habituelle du Week‑End attendent des éclaircissements sur ce sinistre qui a détruit un lieu fréquenté et apprécié, au cœur de la saison touristique.