Une alerte prise au sérieux
Le récit d’une tentative d’enlèvement à Trélissac, en Dordogne, s’est finalement révélé fictif. Le collégien de 12 ans, qui avait affirmé avoir été agressé à son retour du collège, a reconnu devant les policiers avoir menti. Il a également admis avoir lui-même déchiré son tee-shirt, élément qui avait contribué à donner corps à son récit initial.
Les faits remontent au 18 septembre. Ce jour-là, l’enfant est rentré chez lui avec le vêtement arraché. Il a alors raconté à ses parents qu’il avait été victime d’une tentative d’enlèvement dans le centre-ville de Trélissac. Selon sa version, deux hommes circulant à bord d’une camionnette blanche l’auraient agrippé.
Face à la gravité des accusations, le témoignage avait été pris au sérieux. La police de Périgueux avait engagé des vérifications et le parquet de Périgueux avait ouvert une enquête. Des agents avaient notamment été dépêchés dans le secteur indiqué par l’adolescent afin de réaliser une enquête de voisinage.
Un récit finalement abandonné
Au cours de l’enquête, le garçon a reconnu que l’agression n’avait pas eu lieu. Il a expliqué avoir voulu attirer l’attention de ses parents et ne pas avoir imaginé que ceux-ci préviendraient la police. Le collégien a aussi déclaré avoir lui-même arraché son tee-shirt avant de regagner son domicile.
« Pour attirer l’attention de ses parents »
Cette reconnaissance met donc fin au récit d’une attaque impliquant deux inconnus et une camionnette blanche. Les éléments communiqués ne font état d’aucune victime autre que le jeune garçon dans cette affaire et ne signalent aucune interpellation en lien avec les personnes qu’il avait initialement décrites.
| Élément | Chronologie |
|---|---|
| Récit initial | 18 septembre 2026 |
| Lieu évoqué | Centre-ville de Trélissac |
| Enquête | Police de Périgueux et parquet de Périgueux |
| Issue | Aveu du mensonge devant les policiers |
Les vérifications menées à Trélissac
Dans les jours qui avaient suivi le signalement, les enquêteurs s’étaient rendus sur place pour recueillir des informations auprès des riverains. Cette démarche visait à vérifier le déroulement décrit par l’adolescent et à rechercher d’éventuels témoins de la scène supposée. Le secteur mentionné était celui où le jeune affirmait avoir été agrippé.
Le signalement avait ainsi mobilisé les services de police et l’autorité judiciaire de Périgueux sur la base d’un témoignage présenté par la famille. La découverte du mensonge a ensuite réorienté l’enquête : il n’était plus question de rechercher les deux hommes décrits au départ, mais d’établir les circonstances dans lesquelles le récit avait été construit.
Une affaire qui avait suscité l’inquiétude
Un récit d’enlèvement présumé impliquant un enfant provoque nécessairement une forte inquiétude dans l’entourage familial et local. Dans cette affaire, le tee-shirt déchiré et la description précise d’un véhicule avaient constitué les principaux éléments racontés aux parents. Ces indications avaient justifié que les faits soient examinés avec sérieux, sans que leur véracité puisse être établie immédiatement.
La reconnaissance du jeune garçon rappelle la nécessité de distinguer, dans une enquête, les déclarations initiales des faits finalement établis. Le parquet de Périgueux avait ouvert les investigations pour vérifier les circonstances de l’événement rapporté. Les vérifications effectuées ont conduit l’adolescent à revenir sur sa première version.
- Le jeune garçon est âgé de 12 ans.
- Le récit initial concernait une tentative d’enlèvement à Trélissac.
- Il a reconnu avoir inventé l’agression et déchiré lui-même son tee-shirt.
- Il a expliqué avoir voulu attirer l’attention de ses parents.
À ce stade, les informations disponibles portent sur la fausse déclaration et sur les explications données par le collégien aux policiers. Elles ne précisent pas les suites judiciaires ou éducatives susceptibles d’être envisagées. Aucun autre élément concernant une éventuelle décision du parquet de Périgueux n’est communiqué.
L’affaire s’achève donc sur l’abandon du scénario initial : aucune tentative d’enlèvement n’a été constatée à Trélissac le 18 septembre, selon les aveux du garçon. La police de Périgueux et le parquet de Périgueux avaient néanmoins traité le signalement comme une affaire réelle avant que l’adolescent ne reconnaisse avoir tout inventé.