Une dispute autour du chien
Le tribunal correctionnel de Montauban a condamné, vendredi 30 octobre 2026, un homme de 28 ans à deux ans de prison avec sursis probatoire. Il était jugé pour des violences commises sur sa compagne et des actes de cruauté envers leur chien, un husky retrouvé mort dans l’appartement familial, rue Mary-Lafon.
Les faits remontent au 7 juin 2026. Ce jour-là, une violente dispute aurait éclaté au sujet du sort réservé à l’animal. Le chien vivait dans un studio occupé par trois adultes — le couple et le frère du prévenu — ainsi qu’une enfant de 8 ans. Selon les éléments examinés à l’audience, les conditions de vie de l’animal étaient liées à l’altercation.
Le dossier décrit une scène de violence au cours de laquelle le husky aurait reçu plusieurs coups. La compagne de l’homme s’est interposée. Elle affirme avoir ensuite été projetée sur un lit et frappée à la cuisse. Pour échapper à la fureur de son conjoint et prévenir les secours, elle s’est jetée par la fenêtre de l’appartement.
Deux chevilles cassées après la chute
La chute a entraîné des blessures importantes. La jeune femme s’est fracturé les deux chevilles et s’est vu délivrer 21 jours d’incapacité totale de travail. Les policiers et les sapeurs-pompiers ont été alertés. Pendant que la victime était conduite à l’hôpital, son compagnon a été placé en garde à vue.
Quelques heures plus tard, le frère du prévenu, qui vivait également dans le logement, a découvert le corps du chien. L’animal était très amaigri. Il se trouvait presque pendu par sa laisse à une porte-fenêtre, la gueule recouverte de gros ruban adhésif. Le vétérinaire a conclu à une mort par étouffement.
| Élément du dossier | Fait rapporté à l’audience |
|---|---|
| Date des faits | 7 juin 2026 |
| Lieu | Appartement de la rue Mary-Lafon, à Montauban |
| Blessures de la victime | Deux chevilles fracturées, 21 jours d’ITT |
| Décision | Deux ans de prison avec sursis probatoire |
Le prévenu reconnaît les coups portés au chien
À la barre, Terani a contesté avoir frappé son épouse. En revanche, il a reconnu avoir donné des coups au chien, expliquant qu’il cherchait à le dresser. Il a assuré que l’animal devenait agressif lors des promenades, du bain et dans ses rapports avec la fillette de 8 ans, qui le considérait comme un doudou.
« Je sais que ce n’est pas bien mais je n’avais pas d’autres solutions. »
Cette justification n’a pas convaincu le ministère public. Le procureur Freddy Marta a employé les termes de « cruauté » et de « sauvagerie » pour qualifier les faits reprochés au jeune homme. Le dossier met en évidence la succession des violences, d’abord dirigées contre l’animal puis contre la compagne qui tentait de s’interposer.
Un logement occupé par cinq personnes
La configuration du logement constitue un autre élément du dossier. Le studio abritait le couple, le frère de l’homme et une enfant. Dans cet espace exigu, le husky aurait vécu après être passé d’un pavillon à un appartement beaucoup plus petit. Cette situation est évoquée pour expliquer les tensions autour de l’animal, sans toutefois atténuer la gravité des gestes examinés par le tribunal.
La décision rendue à Montauban intervient donc dans un dossier où se mêlent violences conjugales, présence d’une enfant et maltraitance animale. La victime, qui partageait la vie du prévenu depuis onze ans, a dû être hospitalisée après sa chute. Le chien, lui, a été retrouvé sans vie dans le logement quelques heures après l’intervention des secours.
Une condamnation assortie d’un suivi
Le tribunal a prononcé une peine de deux ans d’emprisonnement, entièrement assortie d’un sursis probatoire. Cette mesure signifie que la peine n’est pas exécutée immédiatement, mais qu’elle est soumise à des obligations et à un suivi dans le cadre fixé par la justice. Le contenu précis de ces obligations n’a pas été détaillé dans les éléments disponibles du compte rendu.
Le jugement clôt cette audience consacrée à des faits commis dans la sphère familiale, mais le dossier rappelle plusieurs niveaux de vulnérabilité : une femme blessée en tentant de fuir, une enfant présente dans le logement et un animal mort dans des conditions qualifiées de particulièrement graves par l’accusation. À Montauban, l’affaire aura ainsi placé au centre des débats la question des violences au sein du couple et celle de la protection des animaux dépendants de leurs propriétaires.
- La victime a subi deux fractures aux chevilles et 21 jours d’ITT.
- Le husky est mort étouffé après avoir été retrouvé bâillonné et presque pendu.
- Le prévenu a été condamné à deux ans de prison avec sursis probatoire.