Une profession tournée vers la personnalisation et le lien humain
Sabrina Beringuier-Salhi, jeune directrice d'une agence de pompes funèbres implantée à Montauban (Tarn‑et‑Garonne), a été choisie comme marraine du salon Les Échos de l’au‑delà, qui se tiendra du 30 octobre au 1er novembre au complexe Marie‑Louise. Dans un entretien, elle expose une vision du métier axée sur l'accompagnement individualisé et la dédramatisation du sujet de la mort.
Originaire du département, et « un peu médiatisée » sur les réseaux sociaux, selon ses propres mots, Mme Beringuier‑Salhi explique que cette double identité — lokale et communicante — a motivé le choix des organisateurs. Elle souhaite mettre en lumière une pratique funéraire « moderne, humanisée et personnalisée » pour les défunts et leurs proches.
« En tant que maîtresse de cérémonie, je tiens à personnaliser chacun de mes hommages. »
Des obsèques sur mesure pour accompagner le deuil
Pour la directrice montalbanaise, la personnalisation passe par l'adaptation des textes, le soin apporté aux gestes et la proposition d'objets ou de présentations adaptés à chaque histoire familiale. Elle détaille des possibilités techniques et esthétiques qui, selon elle, permettent aux proches de se dire « On a fait quelque chose de bien », phrase qu'elle associe à l'accompagnement du processus du deuil.
Parmi les options évoquées figurent :
- la personnalisation des cercueils avec « pas moins de trente couleurs » ;
- le recours à des coverings en stickers entièrement personnalisés, réalisés avec l'aide d'une entreprise toulousaine, Pimp my coffin, qui utilise l'intelligence artificielle pour créer ces visuels ;
- la customisation des plaques et des urnes selon les souhaits des familles.
Ces propositions témoignent d'une volonté d'ouvrir le champ des possibles au‑delà des codes traditionnels, sans pour autant renier la solennité de la cérémonie. Mme Beringuier‑Salhi insiste sur le rôle central du funéraire dans l'accompagnement des familles : des obsèques mal gérées, dit‑elle, peuvent entraver le travail du deuil.
Briser les tabous, une mission au long cours
La directrice exprime aussi un objectif pédagogique : éradiquer les tabous autour de la mort. À travers sa présence médiatique et son rôle de marraine au salon, elle aspire à ouvrir le dialogue sur les pratiques funéraires et à sensibiliser le public aux options d'accompagnement existantes.
| Élément | Exemple cité |
|---|---|
| Cercueil | Personnalisation en « pas moins de trente couleurs » |
| Covering | Stickers sur mesure via Pimp my coffin (IA) |
| Plaques / urnes | Possibilité de réalisation entièrement personnalisée |
Au‑delà de l'esthétique, l'enjeu, selon elle, reste d'offrir aux familles des rituels qui leur ressemblent et peuvent faciliter le processus de deuil. En tant que professionnelle, elle souligne la délicatesse requise : entrer « dans l'intimité des familles » lors de moments difficiles implique une exigence de respect, d'écoute et de personnalisation.
Un salon pour questionner et informer
Le salon Les Échos de l’au‑delà, qui se déroulera au complexe Marie‑Louise à Montauban du 30 octobre au 1er novembre, offrira un espace d'échanges sur ces pratiques. En acceptant la marraine de ce rendez‑vous, les organisateurs mettent en avant une approche locale et contemporaine du funéraire, portée par une professionnelle active dans le département.
Pour les Montalbanais, cette actualité invite à considérer le funéraire non seulement comme un service technique, mais aussi comme un accompagnement social et émotionnel, susceptible d'évoluer avec les attentes des familles et les innovations disponibles.
En filigrane, le message de Mme Beringuier‑Salhi est double : humaniser la pratique funéraire et permettre aux proches de trouver, à travers la personnalisation, des éléments concrets pour avancer dans leur deuil.