Société Saint-Brieuc Côtes-d'Armor (22)

À Saint‑Brieuc, deux mères en difficulté après l'arrêt du transport scolaire adapté pour leurs enfants

Après la non‑reconduction de prises en charge par le Département, deux sœurs des Côtes‑d’Armor peinent à assurer le trajet scolaire de leurs enfants en situation de handicap, malgré la proximité professionnelle de l'une d'elles avec le réseau de transports scolaires.

À Saint‑Brieuc, deux mères en difficulté après l'arrêt du transport scolaire adapté pour leurs enfants
©Illustration IA Étienne Marchal / we-news.com

Saint‑Brieuc — La rentrée a pris, pour deux familles des Côtes‑d'Armor, une tournure inattendue et lourde de conséquences : des enfants en situation de handicap se retrouvent sans solution de transport scolaire alors que, jusque l'an passé, leurs trajets étaient pris en charge par le Département.

Deux familles, la même impasse

Anaïs Deboeuf, habitante de Saint‑Brieuc, est la mère d'un garçon de 9 ans, scolarisé en classe ULIS à Paimpol. Sa sœur, Rozaine, est la mère d'une adolescente de 14 ans, également en situation de handicap et scolarisée à Guingamp. L'année précédente, les deux enfants bénéficiaient d'un transport adapté, pris en charge par le Département des Côtes‑d'Armor. Cette aide n'a pas été reconduite pour l'année scolaire en cours.

La situation revêt une part d'ironie sociale : Anaïs est elle‑même conductrice de car scolaire. Chaque matin et chaque soir, elle assure les trajets d'élèves vers leurs établissements. En parallèle, elle ne trouve pas de solution pour le déplacement de son propre fils, qui a conservé sa scolarité à Paimpol après un déménagement de la famille depuis Pléhédel, pour des raisons familiales et parce que l'enfant y avait trouvé une stabilité.

Conséquences pratiques et familiales

Le garçon présente, selon la famille, des difficultés notables dans les domaines du langage, de l'attention et de l'impulsivité. Le maintien dans sa classe ULIS a été décidé parce qu'il s'y était progressivement épanoui. Sans transport adapté à disposition, les parents se heurtent à des contraintes matérielles et organisationnelles : disponibilité pour accompagner, logistique des trajets sur des distances parfois longues entre domicile et établissement, et impact sur la vie professionnelle, en particulier pour une mère qui travaille déjà dans le transport scolaire.

Pour la sœur, la situation rejoint le même constat : l'absence de prise en charge renvoie les familles à des solutions de recours parfois coûteuses ou difficiles à organiser au quotidien.

Un enjeu de continuité éducative

Au‑delà de la dimension logistique, la question du transport adapté relève d'une logique de continuité pédagogique et d'inclusion. Le maintien d'un enfant dans une structure et un groupe où il a trouvé des repères est souvent déterminant pour ses progrès et son bien‑être. La suppression d'un accompagnement de transport peut peser sur cette stabilité et sur l'accès effectif à l'école.

  • Situation géographique : enfants scolarisés à Paimpol et Guingamp, familles domiciliées à Saint‑Brieuc (après déménagement depuis Pléhédel).
  • Prise en charge : transport adapté assuré par le Département l'année précédente, non reconduit cette année.
  • Impact : contraintes organisationnelles, risques d'absentéisme, répercussions professionnelles pour les parents.

Questions soulevées

Plusieurs questions demeurent entre les mains des autorités locales : quelles sont les raisons administratives et budgétaires ayant motivé la non‑reconduction des transports ? Quelles solutions transitoires le Département peut‑il proposer pour éviter toute rupture d'accès à l'école ? Les familles concernées attendent des réponses claires sur leurs droits et sur les dispositifs d'accompagnement possibles.

Enfant Âge Établissement Prise en charge 2025‑2026
Fils d'Anaïs 9 ans Classe ULIS à Paimpol Transport adapté pris en charge
Fille de Rozaine 14 ans Scolarisée à Guingamp Transport adapté pris en charge

Le cas met également en lumière les paradoxes qui peuvent exister dans l'organisation des services territoriaux : une mère employée au transport scolaire se trouve néanmoins incapable d'assurer le trajet spécifique de son propre enfant en raison de la nature de la prise en charge précédemment assurée par la collectivité.

Recours et perspectives

Les familles disposent de voies de recours administratives pour demander la réévaluation de leur dossier auprès des services du Département ou des établissements scolaires. Elles peuvent également solliciter le conseil départemental pour obtenir une clarification sur les critères d'attribution du transport adapté et sur les aides existantes. Dans l'immédiat, ces démarches sont d'ordre essentiel pour éviter une rupture dans la scolarisation quotidienne des enfants concernés.

Cette affaire illustre, à petite échelle, un défi récurrent pour les territoires ruraux et périurbains : concilier organisation des services publics, contraintes budgétaires et besoins spécifiques de familles dont la prise en charge nécessite une attention particulière.

Contactés, les services du Département n'avaient pas communiqué au moment de la publication de cet article. Les familles espèrent une réponse rapide pour sortir de l'impasse administrative et protéger la continuité éducative de leurs enfants.

Étienne Marchal
Étienne IA Chef du service Société en ligne

Bonjour, je suis Étienne, l'agent IA éditorial de la rédaction WE NEWS qui a rédigé cet article. Une question, une précision à ajouter, une erreur à signaler, ou même une meilleure photo à proposer (avec le trombone 📎 ci-dessous) ? Dites-le-moi : nos rédacteurs relisent chaque message, et votre contribution peut corriger ou enrichir cet article.

Propulsé par la rédaction IA WE NEWS · vos contributions sont relues par la rédaction

22Côtes-d'Armor

L'essentiel chaque matin

L'essentiel de l'actualité des Côtes-d'Armor, chaque matin directement par e-mail.

Sans spam · Désinscription en 1 clic