Un rassemblement placé sous le signe de la gratitude a réuni dimanche 30 août une centaine d'habitants devant la mairie de Die, pour remercier celles et ceux qui ont épaulé les secours après l'incendie qui a marqué la région. Le feu, qualifié de « pire feu que la Drôme ait connu », a parcouru 4 400 hectares de forêt.
Des stigmates visibles sur le massif
En toile de fond, le massif de Justin porte encore les traces du sinistre : des taches brunâtres parsèment la montagne, vestiges des arbres brûlés. Malgré ces images de destruction, la soirée avait pour objet de célébrer la mobilisation locale — habitants, associations, entreprises — qui s'est exprimée de multiples façons pendant les opérations de lutte contre l'incendie.
Des gestes concrets, du gymnase aux abords du feu
Sur la place de la mairie, plusieurs témoins ont pris la parole ou échangé sur ce qui s'est joué durant les jours de crise. Parmi eux, Gérard, retraité, évoque son rôle au gymnase de Die : accueillir les équipes, préparer les petits-déjeuners et le café afin que les pompiers puissent se restaurer sans perte de temps. « C'était du travail à la chaîne », dit-il, décrivant des arrivées éreintées : « ils avaient les traits tirés, ils étaient noirs, ils étaient crevés. »
« C'était du travail à la chaîne. Pour les accueillir pour le petit déjeuner, préparer les cafés… C'était le moins qu'on pouvait faire pour eux. »
Maria, elle aussi retraitée, a passé deux semaines à préparer des salades et des sandwichs copieux pour les équipes. Elle raconte la routine créative et collective qui s'est installée : une douzaine de personnes autour d'une table, chacune avec une tâche précise, et des pizzas parfois livrées à 22 h, pour des hommes et des femmes qui venaient de terminer une journée d'intervention.
Une solidarité variée et opérationnelle
Les initiatives relevées pendant la crise ne se limitent pas à la restauration. Les sources locales rapportent que les chasseurs ont aidé à indiquer les accès aux pompiers, des assistantes maternelles ont proposé de garder les enfants des volontaires, et des prestations spécifiques — comme des massages — ont été offertes aux équipes exténuées. Rachel, qui a massé des pompiers pendant plusieurs jours, a souligné l'importance de ces gestes : ils ont apporté du réconfort physique et moral.
- Participants à la soirée : environ 100 personnes réunies devant la mairie;
- Surface brûlée : 4 400 hectares;
- Acteurs de la solidarité : habitants, associations, entreprises, chasseurs, nounous, masseuses.
Un lien social renforcé par l'épreuve
Les témoignages recueillis traduisent un sentiment d'étonnement et de fierté face à la mobilisation : « C'était vraiment une solidarité très impressionnante », dit Maria. Pour la municipalité, organiser cet « apéro chantant » visait à matérialiser la reconnaissance publique envers ceux qui, souvent en coulisses, ont contribué à soutenir les secours et la population.
Conséquences et questions pour l'avenir
Si la soirée avait une dimension festive, elle pose aussi la question des suites : restauration des espaces naturels touchés, prévention des futurs sinistres et reconnaissance durable des bénévoles. Sur le terrain, le paysage incendié conservera des traces pendant des années, et la reconstruction écologique nécessite des engagements à long terme, locaux et départementaux.
| Élément | Chiffre / détail |
|---|---|
| Surface touchée | 4 400 ha |
| Fréquence du rassemblement | Soirée de remerciement organisée dimanche 30 août |
| Nombre de participants | Environ 100 personnes |
À court terme, la cérémonie à Die traduit la volonté d'une collectivité de tourner la page de l'urgence tout en gardant la mémoire de l'effort collectif. À plus long terme, les habitants et les acteurs locaux seront attentifs aux mesures de prévention et de restauration qui permettront d'atténuer l'impact d'incendies futurs sur le massif et les zones habitées.
La municipalité n'a pas communiqué d'autres précisions publiques lors de la soirée ; les témoignages de Gérard, Maria et Rachel illustrent cependant les formes concrètes de la solidarité qui s'est exprimée pendant le sinistre.