Un départ motivé par les coûts et la pression administrative
Place Saint‑Job perd un commerce de proximité. Le fondateur du comptoir Les hachis de Cricri, qui exploitait une boutique à Uccle depuis environ deux ans, a annoncé la fermeture de ce point de vente dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux. L'enseigne, créée en 2021 à Waterloo, continuera d'opérer en Brabant wallon, mais met un terme à son implantation bruxelloise.
Interpellé par la conjoncture, le dirigeant explique que si l'activité « fonctionne », elle reste insuffisante dans le contexte belge actuel. Il pointe plusieurs facteurs ayant pesé sur la décision :
- charges élevées et pression fiscale ;
- contrainte administrative ressentie comme pesante pour une petite entreprise ;
- coût du stationnement à Bruxelles, jugé « exorbitant » ;
- et l'incertitude liée à des rumeurs de travaux sur la place Saint‑Job.
« La réalité, sans détour, c'est que ça fonctionne. Ce n'est pas suffisant en Belgique malgré tout. Les charges élevées, une pression fiscale, une pression administrative… »
Un recentrage sur Waterloo et des solutions pour la clientèle bruxelloise
Plutôt que d’entretenir deux sites, le fondateur a choisi de se recentrer sur Waterloo. La maison-mère, qui a démarré en 2021, poursuivra l’activité en Brabant wallon et prévoit de mettre en place un service de vente à emporter destiné aux clients bruxellois qui souhaiteraient continuer d'acheter ses préparations sans se déplacer jusque hors de la capitale.
La décision illustre les difficultés auxquelles font face plusieurs petites entreprises à Bruxelles : charges, stationnement payant et lourdeur administrative reviennent fréquemment dans les motivations des commerçants qui ferment ou qui réduisent leur présence sur le territoire.
Conséquences pour le quartier et le commerce local
La fermeture laisse un vide sur la place Saint‑Job, zone commerçante d'Uccle appréciée des riverains. Au‑delà de la disparition d'un point de vente de restauration, les raisons avancées par le commerçant relancent le débat sur plusieurs enjeux locaux :
- l'attractivité commerciale du quartier et la capacité à retenir de petits entrepreneurs ;
- le rôle du stationnement payant pour la fréquentation des commerces de proximité ;
- l'impact potentiel de futurs travaux publics sur la viabilité des enseignes implantées à proximité.
Pour l'instant, aucune annonce officielle de travaux sur la place Saint‑Job n'a été confirmée par les autorités communales dans les propos rendus publics par le commerçant. Le départ de cette enseigne s'ajoute néanmoins aux signaux d'alerte sur la santé du commerce local que suivent de près les autorités communales et les associations de commerçants.
| Élément | Information |
|---|---|
| Origine de l'enseigne | Créée en 2021 à Waterloo |
| Durée d'activité à Uccle | Environ deux ans sur la place Saint‑Job |
| Motifs invoqués | Charges, pression fiscale et administrative, parking payant, rumeurs de travaux |
| Suite annoncée | Recentrage sur Waterloo et service à emporter pour clients bruxellois |
La fermeture effective et les modalités pratiques pour les clients (dates précises, soldes éventuels, reprise du bail) n'ont pas été détaillées dans la communication diffusée par le fondateur. Les clients réguliers d'Uccle sont invités à suivre les comptes officiels de la maison pour connaître les modalités de la vente à emporter et les évolutions éventuelles.
Pour les décideurs locaux, ce type d'annonce relance la question de l'accompagnement des petits commerces, notamment en matière de charges et d'accessibilité. À Uccle comme ailleurs à Bruxelles, la survie des petits entrepreneurs tient souvent à des éléments conjoncturels et structurels qui dépassent la seule volonté des exploitants.