La Région bruxelloise a délivré le permis d’urbanisme pour le réaménagement de la place de Bethléem à Saint‑Gilles. Le projet, qui s’inscrit dans le cadre du Contrat de Quartier Midi, couvre la place elle‑même ainsi qu’une portion de la chaussée de Forest et vise à redynamiser un quartier confronté depuis plusieurs années à des problèmes de sécurité et de trafic de stupéfiants.
Un projet de 600.000 € axé sur végétalisation et apaisement
Le montant global annoncé pour ces aménagements s’élève à 600.000 €. Sur le plan végétal, le dossier prévoit l’abattage de 4 tilleuls existants, compensé par la plantation de 28 nouveaux arbres. Le centre de la place restera pour sa part dans sa configuration actuelle, tandis que des espaces verts supplémentaires seront créés pour améliorer l’infiltration des eaux et réduire le risque d’inondations.
« Le projet s’intègre dans le Contrat de Quartier Midi. »
Les aménagements routiers et piétons ont été pensés pour réduire la vitesse de circulation et améliorer la sécurité des usagers. Une section de la chaussée de Forest sera transformée en rue‑jardin, une mesure qui vise à limiter le transit automobile tout en augmentant la qualité de l’espace public.
Des objectifs multiples : social, économique et sécuritaire
Le dossier entend concilier plusieurs objectifs : renforcer la cohésion sociale, soutenir les commerces et établissements horeca du quartier et tenter d’endiguer le trafic de drogue, problème récurrent signalé ces dernières années. Pour favoriser la vie de quartier, le projet prévoit la création de terrasses et d’aménagements favorisant les rencontres entre habitants.
- Installation d’environ 12 emplacements supplémentaires pour vélos ;
- Création d’espaces de jeux pour enfants ;
- Aménagements pour calmer la circulation et sécuriser les traversées piétonnes ;
- Plusieurs nouvelles zones végétalisées pour améliorer l’infiltration des eaux.
Le périmètre visé par le permis est délimité par la voirie sud de la place de Bethléem, une section de la chaussée de Forest et le carrefour formé par les rues Dethy, Vanderschrick, Forest et Bethléem. Ces limites permettront d’organiser les travaux sans empiéter sur d’autres axes structurants de la commune.
Impact attendu et questions en suspens
Si le projet affiche des bénéfices environnementaux et urbains évidents — plus d’arbres, sols plus perméables, moins d’asphalte — il soulève aussi des interrogations locales. L’abattage de quatre tilleuls, même compensé par la plantation de 28 arbres, pourra susciter des résistances parmi les riverains attachés aux arbres existants. De même, la lutte contre le trafic de drogue nécessitera des mesures coordonnées entre la commune, la zone de police et les services régionaux : l’aménagement physique seul ne suffira pas.
Sur le plan économique, les terrasses et la requalification de l’espace public visent à soutenir l’activité des cafés et restaurants du quartier, mais leur succès dépendra de la concertation avec les exploitants et de la gestion des nuisances (bruit, propreté, sécurité).
| Élément | Détail |
|---|---|
| Budget | 600.000 € |
| Arbres abattus | 4 tilleuls |
| Arbres plantés | 28 nouveaux arbres |
| Stationnement vélos | ~12 emplacements supplémentaires |
La délivrance du permis marque une étape importante : elle autorise le lancement des études détaillées et la planification des travaux. Reste à connaître le calendrier précis de réalisation, les modalités de concertation avec les résidents et commerçants, ainsi que les mesures complémentaires envisagées pour la sécurité publique. Les riverains et acteurs locaux seront attentifs aux décisions à venir, qui détermineront l’impact concret de ces aménagements sur la vie quotidienne du quartier.
Ce dossier illustre la manière dont la rénovation de petits espaces publics peut porter des ambitions larges — urbanistiques, environnementales et sociales — dans une commune densément peuplée et multiculturelle comme Saint‑Gilles.