Un usager dénonce l’inaction sur un axe très fréquenté
La remise en état récente de la N6, entre Mons et Casteau, n’a pas dissipé l’inquiétude d’un cycliste quotidien qui emprunte cet itinéraire. Pour Manathan Olivet, la situation reste dangereuse malgré plusieurs semaines de travaux : l’aménagement réalisé, selon lui, ne répond pas aux besoins des cyclistes et laisse subsister des risques importants.
Le témoignage, relayé par la presse régionale, met en lumière une réalité partagée par de nombreux usagers : la réfection de la chaussée, même nécessaire, ne suffit pas toujours à rendre un axe sûr pour des modes de déplacement vulnérables comme le vélo.
« Dans le pire des scénarios, je perds juste la vie… »
Cette phrase, rapportée dans la couverture, illustre la gravité ressentie par l’usager. Les préoccupations portent sur la largeur des bandes, l’absence ou l’insuffisance d’espaces séparés, ainsi que sur la cohabitation entre véhicules motorisés lourds et cycles sur un tronçon très fréquenté.
SOFICO : travaux réalisés, mais points soulevés
La SOFICO, gestionnaire de l’axe, a répondu aux critiques en soulignant que des interventions avaient bien été menées. Elle rappelle que les chantiers ont permis la réfection de la chaussée et d’autres travaux d’entretien nécessaires pour la sécurité routière.
Restent toutefois des questions d’aménagement urbain et de design routier : la simple remise à neuf du revêtement n’implique pas automatiquement la création de pistes cyclables séparées ou d’itinéraires sécurisés. C’est précisément ce que dénonce l’usager.
Conséquences locales et attentes des usagers
À Mons, comme ailleurs en Wallonie, le développement des mobilités douces est au cœur des discussions publiques. Les cyclistes demandent des aménagements cohérents et continus, capables d’assurer une véritable séparation entre le trafic automobile et les usagers vulnérables. Sans cela, la fréquentation cycliste peut stagner, voire décliner, tandis que les risques d’accidents persistent.
Plusieurs points reviennent régulièrement dans les doléances locales :
- largeur insuffisante des bas-côtés pour une cohabitation sûre ;
- absence de pistes cyclables continues sur les sections rénovées ;
- sécurité aux carrefours et signalisation inadéquate pour les cyclistes.
Éléments de réponse et perspectives
La SOFICO peut intervenir techniquement sur la chaussée et l’entretien, mais la création d’aménagements structurants pour la mobilité douce implique souvent une concertation avec la commune, la zone de police et la Région. Ces interventions peuvent nécessiter des études de trafic, des priorisations budgétaires et des arbitrages entre usages routiers divergents.
| Point soulevé | Situation actuelle | Possibles suites |
|---|---|---|
| Revêtement | Réfection réalisée | Entretien régulier |
| Pistes cyclables | Absence ou discontinuité | Études d’aménagement |
| Sécurité aux carrefours | Insuffisante selon les usagers | Signalisation et aménagements ciblés |
Pour les Monsois concernés, la demande est claire : que les prochaines phases d’intervention intègrent une approche globale de la mobilité, pas uniquement technique mais aussi orientée vers la sécurité des cyclistes. Cela nécessite de la concertation et des priorités budgétaires adaptées, mais aussi une volonté politique et administrative visible.
La question posée par cet épisode dépasse la simple réfection d’un tronçon routier : elle touche à la cohérence des politiques de mobilité sur le territoire de Mons et de sa périphérie. Tant que les aménagements resteront partiels, les usagers vulnérables continueront à s’exposer sur un axe qui, physiquement rénové, n’en demeure pas moins risqué.
Les autorités locales et régionales disposent désormais des éléments pour engager des discussions sur des solutions concrètes. À Mons, les cyclistes attendent que ces paroles se traduisent en mesures tangibles, afin que la N6 cesse d’être, pour certains, un itinéraire à haut risque.