La vie politique de Courcelles a été ponctuée, mardi soir en séance du conseil communal, d’une prise de position forte de la bourgmestre libérale Caroline Taquin au sujet de l’échevin MR Joël Hasselin, condamné début octobre pour des faits commis lors des festivités du carnaval de Souvret en mars 2024.
La condamnation et la réaction du collège
Le 8 octobre, le tribunal correctionnel de Charleroi a condamné M. Hasselin pour rébellion ainsi que pour coups et blessures volontaires visant plusieurs agents de police. Ses deux fils ont été condamnés à la même peine de travail. Interrogée par le groupe socialiste au conseil communal sur les suites institutionnelles à donner à cette condamnation, la bourgmestre a été ferme.
« Il ne revient ni à une bourgmestre, ni à un collège, ni à un conseil communal d’apprécier une décision de justice. »
Elle a ajouté que la justice avait ses procédures et qu’elle n’envisageait pas d’apprécier la décision judiciaire au niveau communal. Plus résolue encore, la bourgmestre a déclaré qu’elle refuserait la démission de l’échevin si celui-ci venait à la lui présenter.
Opposition et partenaires de majorité
Le groupe socialiste de Courcelles a demandé des réponses, relevant une exigence d’exemplarité des élus et rappelant que le MR, au niveau national, défend la « tolérance zéro » envers les personnes violentes à l’égard des policiers. Les socialistes ont donc réclamé que l’élu fasse un pas de côté, d’autant qu’en tant que premier échevin il pourrait être amené à suppléer la bourgmestre, qui est cheffe de la police.
Du côté de la majorité, l’échevine Ecolo Hedwige Dehon — également interrogée mardi — a souligné que l’élu dispose du droit d’appel à ce stade et a invité à poursuivre le travail sur les dossiers communaux. Elle a qualifié la situation de juridique et a rappelé le rôle des partenaires de majorité pour faire avancer les dossiers de la commune.
- Acteurs : Caroline Taquin (bourgmestre, MR), Joël Hasselin (échevin, MR), Hedwige Dehon (échevine, Ecolo), groupe PS (opposition).
- Décision judiciaire : condamnation par le tribunal correctionnel de Charleroi en date du 8 octobre.
- Faits reprochés : rébellion, coups et blessures volontaires à l’encontre de plusieurs agents de police lors du carnaval de Souvret (mars 2024).
Calendrier et faits
| Date | Événement |
|---|---|
| mars 2024 | Incidents lors du carnaval de Souvret impliquant M. Hasselin et plusieurs policiers. |
| 8 octobre (année en cours) | Condamnation de Joël Hasselin et de ses deux fils par le tribunal correctionnel de Charleroi. |
| séance du conseil communal (mardi soir) | Débat au conseil communal de Courcelles ; la bourgmestre annonce qu’elle refuserait la démission de l’échevin. |
La déclaration de la bourgmestre a suscité réactions et tensions au sein du conseil : le groupe socialiste a pointé une incohérence entre les positions publiques du MR au niveau national et la posture défendue localement. Pour leur part, les partenaires de la majorité insistent sur le respect des voies de recours judiciaires et sur la continuité de la gestion communale.
Conséquences locales
La situation soulève plusieurs questions pratiques et institutionnelles pour Courcelles : la gestion quotidienne des dossiers communaux, l’éventuelle suppléance de la bourgmestre par le premier échevin et la perception citoyenne de la crédibilité des élus locaux. À ce stade, les suites dépendront du recours éventuel introduit par l’échevin et des procédures judiciaires en cours.
La décision de la bourgmestre de refuser une démission — si elle lui était présentée — place la commune dans une position où la distinction entre vie privée, décision judiciaire et responsabilités publiques sera scrutée par les oppositions et les citoyen·ne·s.
Nous continuerons de suivre l’évolution de ce dossier et les éventuelles décisions ultérieures du parquet et des juridictions compétentes.