La capacité d’offre des transports publics à Bruxelles a connu une progression marquée ces dernières années. Selon les derniers chiffres publiés par la Région bruxelloise, la STIB a augmenté sa capacité mesurée en places‑kilomètre de 7 % entre 2019 et 2023, alors que sa production en service client, mesurée en véhicules‑kilomètre, a grimpé de 11 % sur la même période.
Une montée de l’offre, surtout côté bus
La différence entre la hausse des places‑km (+7 %) et celle des véhicules‑km (+11 %) s’explique par la nature des renforts : ce sont principalement des lignes de bus, moins capacitaires que le métro ou le tram, qui ont été renforcées ou ajoutées, notamment via le Plan Directeur Bus. Autrement dit, ajouter des véhicules sur des lignes de bus augmente beaucoup le total des kilomètres parcourus par véhicule, mais pèse moins sur la capacité totale en termes de places disponibles simultanément.
Le maillage d’infrastructures en 2024
La Région recense également l’état du maillage ferroviaire et du réseau métropolitain pour 2024 :
- 35 gares SNCB sur le territoire de la Région de Bruxelles‑Capitale ;
- 69 stations de métro ou pré‑métro ;
- 54 lignes de l’opérateur flamand De Lijn qui traversent la Région (après une restructuration de ses lignes dans la Vlaamse Rand en 2024) ;
- 10 lignes de l’opérateur wallon TEC en Région bruxelloise.
La Région souligne que la réduction du nombre de lignes De Lijn passant par Bruxelles est liée à la restructuration menée en périphérie flamande (Vlaamse Rand) en 2024, ce qui a entraîné un retrait partiel du maillage de cet opérateur sur le territoire bruxellois.
Une tendance de long terme
En regard historique, l’offre proposée par la STIB a augmenté de façon régulière depuis les années 2000, mis à part l’année 2020 liée à la pandémie. La Région rappelle que le nombre de places multiplié par la distance parcourue est passé d’environ 4,7 milliards de places‑km en 2000 à plus de 9,8 milliards en 2024. Ces chiffres témoignent d’un double mouvement : élargissement de l’offre et densification progressive des services sur la durée.
Ce que ces chiffres impliquent pour l’usager
Pour les Bruxellois, l’augmentation des places‑km et des véhicules‑km se traduit par :
- une fréquence potentiellement plus élevée sur certaines lignes, notamment en zone desservie par des bus renforcés ;
- une offre plus étendue à certaines heures et sur certains axes ;
- des capacités différentes selon le mode : bus, tram, métro ne sont pas interchangeables en termes de places disponibles.
La Région indique que ces indicateurs font partie d’un suivi global dont le contenu sera étoffé progressivement. Pour les professionnels et les curieux, la collectivité met à disposition un document de référence : le 1er Cahier de l’Observatoire, qui rassemble les indicateurs et leur évolution (pp. 51‑71).
| Indicateur | Valeur / évolution | Année de référence |
|---|---|---|
| Places‑kilomètre STIB | +7 % | 2019–2023 |
| Véhicules‑kilomètre STIB | +11 % | 2019–2023 |
| Gares SNCB en Région | 35 | 2024 |
| Stations (pré)métro | 69 | 2024 |
Questions en suspens pour les autorités locales
Ces évolutions posent plusieurs enjeux pour les autorités bruxelloises : garantir la cohérence entre les opérateurs (STIB, SNCB, De Lijn, TEC), assurer l’accessibilité et la qualité de service sur les lignes renforcées, et adapter l’offre aux besoins réels des usagers en heure de pointe comme en heures creuses. La Région précise que d’autres données et analyses seront publiées progressivement afin d’éclairer ces décisions.
Sur le terrain, la montée de l’offre est déjà perceptible sur certaines lignes de bus et dans la fréquence des services. Reste à suivre l’impact concret sur la mobilité quotidienne, la satisfaction des voyageurs et la capacité du réseau à absorber une demande éventuellement croissante dans les années à venir.