Prolongation et calendrier
Le gouvernement fédéral a approuvé la prolongation de l’opération Urban Shield pour une durée supplémentaire de six mois. Le nouveau protocole entre en vigueur le 21 septembre. Lancée le 3 avril et initialement prévue pour une période de six mois, l’opération mobilise des militaires en soutien de la police dans les gares et stations de métro de Bruxelles.
Effectifs et mission
Une cinquantaine de militaires resteront affectés à cette mission et resteront à la disposition de la police fédérale. Ils interviennent exclusivement en appui et demeurent placés sous la direction de la police, selon les modalités annoncées par les autorités. L’objectif affiché reste le renforcement de la présence des forces de sécurité dans les transports bruxellois et le soulagement des services de police, dans un contexte marqué par des tensions liées au narcotrafic et à la délinquance urbaine.
Des chiffres en baisse
Les autorités mettent en avant une diminution des constats d’infraction depuis le début de l’opération. Les données communiquées couvrent la période d’avril à juillet 2026 et comparent ces mois avec ceux de 2025 :
| Milieu | Avril–juillet 2026 | Avril–juillet 2025 | Variation |
|---|---|---|---|
| Réseau métro et stations | 884 | 1.062 | -16,8 % |
| Trains et gares ferroviaires | 1.861 | 2.004 | -7,1 % |
Les baisses concernent notamment des infractions graves recensées dans les transports : vols avec violence, détentions d’armes et constats de séjour irrégulier figurent parmi les catégories citées.
Perceptions sur le terrain
Sur le terrain, certains voyageurs interrogés se disent rassurés par la présence des militaires. Plusieurs témoignages recueillis relèvent un sentiment de sécurité accru.
« Quand je les vois, je sais qu’ils viennent pour nous sécuriser », confie un usager.
Pour d’autres, la présence militaire reste plus ambivalente : si elle est perçue comme dissuasive, elle ne remplace pas selon eux des mesures structurelles de prévention et d’intervention policière à long terme.
Position politique et perspectives
Le ministre de l’Intérieur, Bernard Quintin (MR), estime que les résultats obtenus jusqu’à présent ne signifient pas que la lutte est achevée. Il plaide pour la poursuite des efforts afin de combattre le crime organisé et améliorer la sécurité dans les transports. Les militaires continueront donc à appuyer la police pendant six mois supplémentaires, le temps pour le gouvernement d’évaluer l’évolution de la situation et d’ajuster, si nécessaire, les mesures de sécurité.
- Durée : six mois supplémentaires, à partir du 21 septembre.
- Effectifs : environ 50 militaires à disposition de la police fédérale.
- Constats : baisse des infractions dans le métro (-16,8 %) et dans les gares (-7,1 %) entre avril–juillet 2026 et la même période en 2025.
La capitale reste attentive à l’impact de cette présence sur la vie quotidienne des usagers et à la frontière entre maintien de l’ordre et convivialité des espaces de transport. Les autorités locales et fédérales devront rendre compte de l’efficacité de la mesure et de sa compatibilité avec les attentes des Bruxellois·es au terme de cette prolongation.