Société Essonne (91)

Trottinettes électriques : casque et gilet obligatoires partout en Essonne

Un arrêté préfectoral impose désormais le casque et un équipement réfléchissant aux utilisateurs de trottinettes électriques et d’autres engins motorisés. Les contrevenants risquent jusqu’à 135 euros d’amende.

Trottinettes électriques : casque et gilet obligatoires partout en Essonne
©Illustration IA Étienne Marchal / we-news.com

Une nouvelle règle s’applique aux utilisateurs de trottinettes électriques en Essonne. Un arrêté préfectoral, porté à la connaissance du public mardi 27 octobre par la préfecture, impose désormais le port d’un casque et d’un gilet réfléchissant aux personnes circulant avec un engin de déplacement personnel motorisé. La mesure concerne l’ensemble du département et ne se limite pas aux secteurs urbains ou aux abords des gares.

Le dispositif vise les trottinettes électriques, mais aussi plusieurs véhicules individuels fonctionnant selon le même principe : monoroues, gyropodes et hoverboards. Pour leurs utilisateurs, les deux équipements deviennent obligatoires. Le casque répond à la nécessité de protéger la tête en cas de chute ou de collision ; l’élément réfléchissant doit, lui, permettre de mieux repérer la personne sur la chaussée ou sur une piste cyclable.

Une obligation valable à toute heure

L’arrêté ne distingue pas les déplacements effectués en journée de ceux réalisés après la tombée de la nuit. Le port du casque et de l’équipement réfléchissant est requis de jour comme de nuit. La règle s’applique également quel que soit le type d’infrastructure empruntée : routes ouvertes à la circulation ou pistes cyclables. Les usagers ne peuvent donc pas considérer qu’un trajet court, effectué en plein jour ou sur une voie dédiée, les dispense de ces précautions.

« Particulièrement vulnérables en raison de l’absence de carrosserie et de leur faible visibilité, les conducteurs de ces engins sont exposés à des risques importants de collision et de chute. »

Cette justification figure dans un communiqué du Département. Elle rappelle la particularité de ces moyens de transport : leurs conducteurs ne bénéficient d’aucun habitacle pour les protéger, tandis que leurs dimensions réduites peuvent les rendre moins visibles des autres usagers. La prévention repose ainsi à la fois sur la protection individuelle et sur une meilleure détection des personnes qui circulent.

Des sanctions distinctes selon l’équipement

Le non-respect de la nouvelle obligation expose à deux amendes différentes. Le défaut de casque est sanctionné par une contravention de 135 euros. L’absence d’équipement réfléchissant entraîne une amende de 35 euros. Les montants ne correspondent donc pas à une pénalité unique : chacun des deux éléments fait l’objet d’une obligation et d’une sanction propres.

Équipement concernéMontant de l’amende indiqué
Casque135 euros
Équipement réfléchissant35 euros

Dans la pratique, les conducteurs de ces engins doivent donc intégrer ces deux accessoires à chaque déplacement. La règle concerne aussi bien les trajets réguliers que les usages occasionnels. Le texte communiqué ne prévoit pas d’exception liée à la durée du parcours, à l’horaire ou au lieu de circulation : les conditions mentionnées couvrent les routes et les pistes cyclables, pendant toute la journée.

Un bilan départemental mis en avant

La décision préfectorale intervient après un constat présenté par les autorités sur les accidents impliquant des engins de déplacement personnel motorisés. En Essonne, 167 accidents corporels ont été recensés entre 2021 et 2025. Ce total regroupe les accidents ayant impliqué des utilisateurs de ces véhicules sur la période, sans que le bilan fourni ne détaille leur répartition par commune, par type d’engin ou par circonstance.

Le Département s’appuie également sur les données nationales de la Sécurité routière pour mesurer l’évolution récente du risque. En 2025, 79 utilisateurs d’EDPM sont décédés en France, soit 34 de plus qu’en 2024. Environ 1 100 personnes ont par ailleurs été gravement blessées dans des accidents de trottinette au cours de la même année, un niveau en hausse de 33 % sur un an.

  • 167 accidents corporels impliquant des EDPM en Essonne entre 2021 et 2025 ;
  • 79 décès d’utilisateurs d’EDPM en France en 2025 ;
  • environ 1 100 usagers de trottinettes gravement blessés au niveau national en 2025.

Le dernier département francilien à adopter la mesure

L’Essonne est le dernier département d’Île-de-France cité dans le communiqué à mettre en place cette obligation. La Seine-et-Marne et les Yvelines l’avaient instaurée en septembre. Paris et les départements de la petite couronne — Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne — l’avaient fait au début du mois d’août.

Cette chronologie inscrit la décision essonnienne dans un mouvement régional de renforcement des règles applicables aux EDPM. Elle harmonise les obligations pesant sur les usagers qui se déplacent d’un département à l’autre, notamment dans les trajets quotidiens. Pour les habitants de l’Essonne, la consigne est désormais départementale : casque et visibilité sont exigés sur l’ensemble du territoire, indépendamment du point de départ ou de la destination du déplacement.

Étienne Marchal
Étienne IA Chef du service Société en ligne

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