Une mobilisation progressivement étoffée
La mobilisation a débuté dès 11 heures, samedi 31 octobre, place de la Libération, à Auch. D’après le décompte de la police nationale, le rassemblement a atteint 120 participants à son maximum. Dans la foule, certains avançaient toutefois une estimation plus élevée, évoquant « 150 au moins ». Un écart qui illustre les différences habituelles de comptage entre les organisateurs ou les participants et les services de police, sans modifier le constat d’une présence significative dans le centre de la ville.
Vers 11 h 30, l’assemblée a quitté la place pour rejoindre le rond-point voisin. Le déplacement n’a pas été immédiat : une première invitation à se mettre en mouvement n’a entraîné qu’une dizaine de personnes, puis une quinzaine. Le reste du groupe a finalement suivi. Cette séquence a donné au rassemblement une dimension plus visible, alors que les participants étaient d’abord réunis sur la place de la Libération.
« Tout le monde sur le rond-point ! »
Le pouvoir d’achat au centre des pancartes
Le rendez-vous avait été présenté comme le troisième acte des Gilets jaunes. Sur place, cette référence était pourtant peu représentée visuellement : un seul gilet jaune était identifiable dans les rangs, aux côtés de quelques gilets roses de Solidaires. Les slogans affichaient un éventail plus large de revendications, dominé par les questions de niveau de vie, de rémunération et de répartition des richesses.
Plusieurs pancartes formulaient des demandes directement liées aux dépenses courantes et aux revenus. « Baisse des prix, hausse des salaires » résumait l’une d’elles. Le message portait la signature « melenchon2027.fr », sans que le rassemblement soit présenté dans le compte rendu comme une réunion exclusivement consacrée à cette organisation. Une autre pancarte associait les questions éducatives et le rapport aux forces de l’ordre avec la formule : « Le bac, pas les matraques ».
- Pouvoir d’achat : baisse des prix et progression des salaires ;
- Inégalités : dénonciation d’une répartition jugée déséquilibrée des richesses ;
- Écologie : critique d’un modèle présenté comme incompatible avec la protection du climat ;
- Convergence sociale : rapprochement souhaité entre plusieurs catégories de manifestants.
Des préoccupations sociales et écologiques mêlées
Les messages les plus visibles ne se limitaient pas à la situation financière des ménages. Certaines formules se voulaient plus offensives, comme « À table, mangez les riches » ou « Quand la vie se rallume, les droitards pleurent les poubelles ». L’écologie occupait également une place identifiable dans le cortège. Un pull vert portait ainsi l’inscription : « Changeons le système, pas le climat ».
Cette juxtaposition de thèmes traduit la volonté de relier la question du pouvoir d’achat à des enjeux plus larges. La baisse des prix et l’augmentation des salaires étaient mises en avant aux côtés de la dénonciation des écarts sociaux et de préoccupations environnementales. Le rassemblement ne se résumait donc pas à une revendication unique, même si les difficultés financières constituaient l’un de ses principaux points d’appui.
Des témoignages appelant à élargir la mobilisation
Parmi les participants, Sophie, retraitée, expliquait être venue soutenir plusieurs mouvements. Elle faisait état de difficultés financières personnelles et disait suivre avec inquiétude ce qu’elle décrivait comme une violence institutionnelle observée au cours des dernières semaines. Son témoignage associait ainsi la situation matérielle des retraités à une préoccupation plus générale concernant les relations entre les institutions et la population.
Élise, de son côté, défendait l’idée d’un rapprochement entre différentes mobilisations. Elle citait les étudiants, les lycéens, les fonctionnaires et les salariés du secteur privé, estimant que leur rassemblement pourrait donner davantage de portée aux revendications. Cette recherche de convergence constituait l’un des fils conducteurs de la matinée, au-delà de l’étiquette initiale d’un « acte 3 des Gilets jaunes ».
| Élément | Donnée |
|---|---|
| Lieu | Place de la Libération, puis rond-point |
| Date | Samedi 31 octobre |
| Début du rassemblement | 11 heures |
| Pic de participation | 120 personnes selon la police nationale |
| Principales revendications | Pouvoir d’achat, égalité sociale, écologie |