Un retour au soutien vocal avant le coup d’envoi
Les ultras du Racing Club de Strasbourg ont annoncé mardi la fin de leur mouvement de silence au début des rencontres, une mesure de protestation mise en place au début de la saison 2024-2025. Les Ultra Boys 90, groupe emblématique de la Meinau, ont expliqué dans un communiqué qu’ils souhaitaient désormais « changer leur manière de lutter » tout en réaffirmant leur soutien aux joueurs pour l’intégralité des matches.
Origine et objectifs de la contestation
Ce mouvement avait pris la forme d’un « quart d’heure de silence » avant chaque match, destiné à interpeller l’opinion sur les risques perçus liés à la multipropriété : le club est détenu par le groupe BlueCo, qui possède également d’autres clubs, dont Chelsea. Selon les Ultra Boys 90, l’objectif était d’alerter sur « le danger que la multipropriété fait peser sur l'identité, l'indépendance et l'avenir des clubs ». Ils estiment aujourd’hui que leur message a trouvé un écho au-delà du stade.
« Il y a deux ans, nous avons fait un choix contre-nature: nous taire un quart d'heure pour mieux nous faire entendre », ont rappelé les Ultra Boys 90.
Un changement de tactique sans renoncer au fond
Le communiqué indique que le collectif souhaite désormais se concentrer sur des formes d’action différentes, tout en mettant fin à ce qui était devenu une longue période de mutisme au moment où les équipes entrent sur la pelouse. Les ultras disent vouloir « continuer » à alerter sur la question, mais en faisant « revenir nos chants, notre ferveur et notre soutien total aux joueurs ». La décision intervient à la veille d’un déplacement délicat pour Strasbourg : l’ouverture de la saison 2026-2027 face à l’Olympique de Marseille au Vélodrome.
Chronologie et portée du mouvement
Le mouvement s’est cristallisé depuis le début de la saison 2024-2025 et a évolué en août 2025 lorsque, le 17 août 2025, les Ultra Boys 90 ont décidé de poursuivre la grève des chants « pendant 15 minutes et jusqu’à nouvel ordre ». Un an plus tard, ils estiment que leur « alerte a largement dépassé les murs de la Meinau » et que la mobilisation autour du débat sur la multipropriété s’est généralisée en France.
| Date | Événement |
|---|---|
| Début saison 2024-2025 | Mise en place du « quart d’heure de silence » |
| 17 août 2025 | Prolongation : grève des chants « pendant 15 minutes et jusqu’à nouvel ordre » |
| 18 août 2026 | Annonce de l’arrêt du silence et retour aux encouragements |
Conséquences locales et enjeux européens
Pour Strasbourg, la décision a une portée immédiate sur l’ambiance au stade de la Meinau et lors des déplacements. Le retour des chants doit permettre aux joueurs de retrouver une ferveur ininterrompue durant les matchs, un élément important tant pour la performance que pour l’atmosphère du club.
Au-delà de la ville, le mouvement strasbourgeois s’inscrit dans un débat plus large en France sur la multipropriété et ses effets sur l’autonomie sportive et identitaire des clubs. Les Ultra Boys 90 évoquent la priorité donnée à d’autres clubs par BlueCo, en citant Chelsea comme exemple du modèle de gestion qui préoccupe les supporters. Ce sujet, déjà relayé dans les médias nationaux, alimente désormais une discussion politique et associative sur la régulation des structures de propriété dans le football européen.
Prochaines étapes et attentes
Les supporters ont choisi de modifier leur mode d’action sans se déclarer satisfaits de toutes les évolutions au sein du club. Les observateurs locaux et les dirigeants du Racing pourront mesurer l’impact immédiat de ce retour des chants à l’occasion des premières rencontres de la saison, à commencer par le déplacement à Marseille. Les questions sur la gouvernance, elles, demeurent posées : la fin du silence ne marque pas la fin du débat, mais un changement de tonalité dans la contestation.
- Retour des chants pour l’intégralité des matches du Racing.
- Message maintenu : alerter sur les risques liés à la multipropriété de BlueCo.
- Impact local : ambiance retrouvée à la Meinau et lors des déplacements.