À 40 ans, l’Eurélien Rémy Benoît s’apprête à participer aux premiers championnats du monde d’une discipline née récemment en Grande‑Bretagne : le Deadly Dozen. Qualifié en juin lors des épreuves disputées à Antony (Hauts‑de‑Seine), l’ancien militaire, originaire de Chartres et domicilié à Lucé, a signé un chrono remarquablement rapide de 1 h 02 min 41 s, le classant troisième meilleur Français de sa catégorie d’âge.
Une épreuve hybride, « accumulation de la fatigue »
Le Deadly Dozen se présente comme un test d’endurance et de force alternée : douze fois 400 mètres sur piste, entrecoupés à chaque tour de 60 répétitions d’exercices fonctionnels. Burpees, squats, bear crawl (le pas de l’ours) et soulevé de poids constituent le menu, avec des charges oscillant entre 15 et 25 kg. Inventée en 2023 par un ancien préparateur physique de l’armée britannique, la discipline est née d’un entraînement militaire adapté à la compétition.
« C’est une course, c’est 12 x 400 m sur une piste d’athlétisme entrecoupée de 12 exercices fonctionnels, » explique Rémy Benoît.
« C’est vraiment l’accumulation de la fatigue, des exercices, qui alternent entre le bas du corps et le haut du corps. C’est douze fois quand même, ça paraît long ! »
Un parcours de qualification et un objectif mondial
La qualification obtenue à Antony en juin a permis à Rémy Benoît d’obtenir son billet pour Londres, où se dérouleront les championnats les 5 et 6 septembre. Son chrono de 1 h 02 min 41 s figure parmi les éléments concrets de son dossier sportif ; il lui assure une place parmi les meilleurs Français dans sa catégorie d’âge.
Pour se préparer au rendez‑vous londonien, l’athlète s’entraîne assidûment et multiplie les séances mêlant course et renforcement musculaire. Son expérience militaire lui a fourni des repères méthodologiques, mais la compétition exige une spécificité d’effort : gérer la dépense énergétique sur la répétition intense d’exercices tout en conservant une vivacité sur les 400 m.
Un appel aux sponsors
Malgré sa qualification, Rémy Benoît recherche des soutiens financiers pour concrétiser ce « rêve de gamin » : couvrir les frais de déplacement, d’hébergement et de matériel pour représenter la France à Londres. Son compte Instagram officiel (@remsleancat) sert à la fois de carnet de préparation et de vitrine pour d’éventuels partenaires.
- Épreuve : Deadly Dozen (12 x 400 m + 12 séries de 60 répétitions d’exercices).
- Qualification : Antony (juin), chrono 1 h 02 min 41 s, 3e Français de sa catégorie d’âge.
- Championnats du monde : Londres, 5 et 6 septembre.
Ce que représente cette qualification pour l’Eure‑et‑Loir
Pour la communauté sportive locale, la présence d’un concurrent eurélien à une compétition mondiale dans une discipline émergente est un motif de fierté. Au‑delà de l’exploit individuel, la qualification offre une visibilité pour des pratiques de préparation physique souvent cantonnées aux cercles militaires ou aux boxes de fitness. Le parcours de Rémy Benoît illustre aussi la porosité entre pratique amateur exigeante et compétition internationale.
À Lucé et à Chartres, où il a grandi, son engagement suscite des réactions : encouragements, propositions de soutien ou simples messages d’admiration. Le rôle des partenaires locaux peut être déterminant pour permettre à un sportif non rémunéré de se rendre à une compétition hors de France.
Détails pratiques et calendrier
| Élément | Information |
|---|---|
| Atteinte de la qualification | Antony (Hauts‑de‑Seine), juin |
| Chrono | 1 h 02 min 41 s |
| Classement national | 3e Français dans sa catégorie d’âge |
| Championnats du monde | Londres, 5‑6 septembre |
Pour contacter l’athlète ou proposer un parrainage, la première piste reste son compte Instagram officiel mentionné dans sa communication publique. Toute aide financière ou matérielle facilitera son déplacement et sa préparation en vue de l’épreuve.
Si le Deadly Dozen reste une discipline naissante, sa combinaison d’efforts répétés et de contraintes de force en fait un spectacle exigeant et un révélateur de capacités physiques rarement explorées en compétition. À 40 ans, Rémy Benoît part à la conquête de Londres avec pour ambition de défendre sa place parmi les meilleurs Français et d’attirer l’attention sur cette pratique atypique.