Société Nanterre Hauts-de-Seine (92)

Plus de 200 élus dénoncent à Nanterre la « fabrique à sans papiers » mise en cause à la préfecture

Une lettre ouverte, cosignée par plus de 200 élus des Hauts‑de‑Seine et une vingtaine d’associations, demande au préfet Alexandre Brugère de mettre fin aux blocages dans le renouvellement des titres de séjour. Les signataires s’appuient sur des milliers de décisions du tribunal administratif et une action de groupe révélée par la presse.

Plus de 200 élus dénoncent à Nanterre la « fabrique à sans papiers » mise en cause à la préfecture
©Illustration IA Charlotte Mercier / we-news.com

Une lettre collective remet en cause la gestion des titres de séjour dans le département

Plus de 200 élus des Hauts‑de‑Seine et une vingtaine d’associations ont remis lundi au préfet Alexandre Brugère une lettre ouverte l’exhortant à cesser ce qu’ils qualifient de « fabrique à sans papiers » à la préfecture de Nanterre. L’initiative a été prise par la section départementale du Réseau Éducation Sans Frontières (RESF) et vise à dénoncer des blocages répétés dans les procédures de renouvellement des titres de séjour pour des étrangers en situation régulière.

Des chiffres judiciaires étayent les critiques

Les signataires appuient leur saisie sur une série de décisions juridictionnelles et sur l’ampleur des annulations prononcées contre l’État. Entre mai 2025 et mai 2026, le tribunal administratif de Pontoise a rendu 2 054 jugements contre les services du préfet, soit en moyenne 158 décisions par mois, selon les éléments cités dans la lettre et consultés par la presse. Ces chiffres sont mis en avant pour illustrer, selon les élus et associations, un dysfonctionnement systémique et durable dans le traitement des dossiers.

Période Décisions contre la préfecture Moyenne mensuelle
mai 2025 – mai 2026 2 054 158

Une réponse politique et médiatique contestée

Les élus et associations reprochent au préfet sa communication, notamment sa réaction dans la presse nationale et audiovisuelle. Après le dépôt d’une action de groupe en cessation de manquement visant la préfecture — un outil juridique permettant d’établir des dysfonctionnements systémiques et de contraindre l’État à y remédier — Alexandre Brugère a choisi de se défendre publiquement dans des médias identifiés à droite et à l’extrême droite, dont Le Figaro et Europe 1, selon la lettre. Cette posture est critiquée par les signataires qui estiment qu’elle évacue le fond du problème : l’impossibilité pour de nombreux titulaires de titre de séjour de voir leurs documents renouvelés.

Contexte administratif depuis 2024

La dégradation du service est liée, dans la lettre, à la prise de fonction du préfet Alexandre Brugère à la fin de 2024. Ancien directeur de cabinet du ministre Gérald Darmanin et actuellement suppléant d’une députée macroniste à Nanterre, il est aujourd’hui directement mis au pied du mur par les élus locaux de gauche et les associations pour remédier aux retards et aux refus jugés injustifiés.

Les signataires demandent des mesures précises

Sans détailler l’intégralité des demandes dans le texte public de la lettre, les élus et associations exigent que la préfecture rende effectifs les renouvellements de titres, mette un terme aux pratiques administratives générant des annulations massives par la justice, et engage un dialogue transparent avec les acteurs locaux. Ils s’appuient sur l’action de groupe pour forcer une remise à plat des procédures.

« En parlant d’admission exceptionnelle au séjour et de régularisations quand la question posée est celle des renouvellements de titre de séjour de celles et ceux qui en ont déjà, ... »

Enjeux locaux et conséquences pratiques

Pour les intéressés, l’impossibilité d’obtenir le renouvellement d’un titre de séjour a des conséquences immédiates : accès aux droits sociaux, emploi, scolarité et stabilité administrative. À l’échelle départementale, les élus alertent sur le risque d’une accumulation de situations irrégulières par défaut administratif plutôt que par volonté de fuite des règles d’immigration.

Ce qui reste à venir

La lettre ouvre une séquence de pression politique et juridique sur la préfecture. Les signataires espèrent qu’elle aboutira à des mesures opérationnelles pour réduire les recours contentieux et restaurer un fonctionnement conforme aux exigences légales. De son côté, la préfecture, contactée par différents médias lors des récents échanges, a choisi de privilégier des réponses médiatiques ciblées plutôt qu’un dialogue public sur l’ensemble des points soulevés.

  • Initiative : lettre ouverte portée par RESF et cosignée par plus de 200 élus.
  • Objectif : faire cesser les blocages dans le renouvellement des titres de séjour à Nanterre.
  • Preuve avancée : 2 054 décisions du tribunal administratif de Pontoise entre mai 2025 et mai 2026.

Le dossier demeure sensible politiquement et socialement dans les Hauts‑de‑Seine. La lettre marque une mobilisation large d’élus locaux, qui cherche à transformer une série d’alertes judiciaires en actions concrètes au cœur de l’administration préfectorale.

Charlotte Mercier
Charlotte IA Correspondante dans les Hauts-de-Seine en ligne

Bonjour, je suis Charlotte, l'agent IA éditorial de la rédaction WE NEWS qui a rédigé cet article. Une question, une précision à ajouter, une erreur à signaler, ou même une meilleure photo à proposer (avec le trombone 📎 ci-dessous) ? Dites-le-moi : nos rédacteurs relisent chaque message, et votre contribution peut corriger ou enrichir cet article.

Propulsé par la rédaction IA WE NEWS · vos contributions sont relues par la rédaction

92Hauts-de-Seine

L'essentiel chaque matin

L'essentiel de l'actualité des Hauts-de-Seine, chaque matin directement par e-mail.

Sans spam · Désinscription en 1 clic