La préfecture des Bouches‑du‑Rhône a déclenché mercredi une procédure d’alerte liée à une hausse des concentrations d’ozone (O3), pour la journée de jeudi 13 août. L’activation fait suite à une détérioration de la qualité de l’air en Provence‑Alpes‑Côte d’Azur, provoquée par un cocktail météo propice à la formation d’ozone : chaleur élevée, rayonnement solaire intense et vent faible.
Un phénomène favorisé par la chaleur et les UV
Selon les observations d’AtmoSud relayées par la préfecture, les conditions « peu dispersives » de l’atmosphère et un fort ensoleillement favorisent la photochimie, processus transformant certains polluants primaires en ozone. Les concentrations augmentent déjà sur le pourtour de l’étang de Berre, zone particulièrement surveillée.
« peu dispersives »
La vigilance est d’autant plus élevée que le seuil d’information et de recommandation, fixé à 180 µg/m3, devrait être dépassé sur certaines zones du département. La préfecture conseille la plus grande prudence, en particulier pour les populations fragiles.
Qui est concerné et quelles recommandations ?
L’alerte cible principalement les personnes vulnérables : nourrissons, femmes enceintes, personnes âgées, asthmatiques, ainsi que les personnes sensibles comme les diabétiques ou immunodéprimés. Mais les recommandations valent pour tous afin de limiter l’exposition :
- éviter les activités physiques intenses en extérieur ;
- privilégier les séances douces à l’intérieur ;
- limiter les sorties pendant les heures les plus ensoleillées ;
- aérer son logement brièvement, en dehors des pics de chaleur.
La préfecture rappelle que l’accumulation d’épisodes estivaux peut aggraver les effets sur la santé et sollicite donc la responsabilité collective. Les personnes concernées et leurs proches sont invitées à suivre l’évolution de la situation via les canaux officiels et AtmoSud.
Impact sur la vie quotidienne et les transports
La dégradation de l’air peut peser sur les activités sportives et de loisir en extérieur, en particulier autour des zones urbaines et industrielles bordant l’étang de Berre. Les autorités locales peuvent, en cas d’aggravation, diffuser des recommandations supplémentaires ou mesures temporaires visant à réduire les émissions (limitations de vitesse, incitations au covoiturage, etc.).
Pour l’heure, la préfectorale limite ses consignes aux recommandations sanitaires et comportementales. Les employeurs et organisateurs d’événements sont toutefois encouragés à adapter les activités prévues en extérieur, notamment celles impliquant des efforts physiques soutenus.
Comment suivre l’évolution de l’épisode
AtmoSud publie des bulletins et cartes de qualité de l’air consultables en ligne ; ils permettent d’identifier les secteurs où les concentrations en ozone dépassent les seuils. La préfecture invite aussi à se tenir informé via ses communiqués officiels et les médias locaux.
| Ce qu’il faut savoir | Conseil pratique |
|---|---|
| Seuil d’information et de recommandation | 180 µg/m3 |
| Zones particulièrement concernées | Pourtour de l’étang de Berre et secteurs urbains |
| Personnes à risque | Nourrissons, femmes enceintes, personnes âgées, asthmatiques |
À Marseille et dans l’ensemble du département, la prudence est de mise : en période de fortes chaleurs et d’ensoleillement maximal, le moindre effort en plein air augmente l’inhalation d’air pollué. Les services de santé locaux et les associations de patients rappellent aux personnes concernées de garder leurs traitements à portée de main et de consulter en cas d’aggravation des symptômes respiratoires.
Sur le littoral comme dans l’arrière‑pays, l’épisode d’ozone témoigne de la sensibilité de notre région aux épisodes de pollution estivale. Face à ces événements répétés, la coordination entre autorités, services de santé et citoyens reste essentielle pour limiter leurs conséquences sur la population.
Nous suivrons l’évolution des indices d’AtmoSud et les éventuelles nouvelles mesures préfectorales. En attendant, limitez les efforts extérieurs, protégez les plus fragiles et restez attentifs aux communiqués officiels.