Un enfant de huit ans a été victime de brûlures au deuxième degré au visage et au thorax après l'explosion d'une balle anti-stress le 24 juillet dans le Pas-de-Calais. Le parquet de Saint-Omer a ouvert une enquête pour « blessures involontaires » afin d'établir les circonstances exactes de l'accident et de déterminer si celui-ci est imputable à une défectuosité du jouet.
Les faits et l'origine du jouet
Selon les informations communiquées aux services, l'enfant utilisait une balle anti-stress renfermant une substance malléable lorsque le jouet a « éclaté ». La mère, qui avait publié le récit sur Facebook avant de supprimer son message, a indiqué avoir offert à son fils un modèle commercialisé sous le nom de Cool mix supergel, acheté dans une enseigne Smyths Toys implantée à Arques (Pas-de-Calais).
Actions judiciaires et administratives
Le parquet de Saint-Omer a ouvert une enquête pour établir les circonstances précises de l'incident et vérifier notamment s'il s'agit d'une défectuosité du produit. Parallèlement, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a lancé des analyses complémentaires.
« qu'en cas de non-conformités et de dangerosité, les mesures nécessaires pour protéger les consommateurs seront prises »,
a indiqué la DGCCRF, précisant que ces mesures peuvent comprendre des retraits et des rappels de produits.
Un précédent inquiétant pour ce type de jouets
La DGCCRF rappelle que des jouets similaires ont déjà été signalés. Des autorités étrangères, notamment britanniques, ont procédé à des rappels pour des balles anti-stress présentant une concentration excessive en benzène, un agent classé cancérigène et susceptible d'irriter la peau et les voies respiratoires. L'organisme français mène ses analyses afin de vérifier la composition et la sécurité du modèle impliqué dans l'accident survenu le 24 juillet.
Conséquences pour le consommateur et risques identifiés
Les pouvoirs publics peuvent ordonner des mesures de protection si les analyses révèlent une non-conformité ou un danger pour la santé. Celles-ci vont du retrait des lots incriminés à des rappels nationaux, toujours selon les prérogatives de la DGCCRF.
Chronologie
| Date | Événement |
|---|---|
| 24 juillet | Explosion d'une balle anti-stress utilisée par un garçon de 8 ans ; blessures au visage et au thorax |
| Publication Facebook | La mère raconte l'incident puis supprime le message ; porte plainte au commissariat de Saint-Omer |
| 9 août | Ouverture d'une enquête pour blessures involontaires par le parquet de Saint-Omer ; analyses de la DGCCRF en cours |
Informations pratiques et recommandations
Dans l'attente des résultats des analyses, il est conseillé aux consommateurs de :
- Vérifier l'origine et la marque des balles anti-stress en leur possession ;
- Éviter l'utilisation de jouets présentant des signes d'altération ou une texture anormale ;
- Conserver les justificatifs d'achat et, en cas d'incident, signaler l'événement au vendeur et aux autorités compétentes (DGCCRF, commissariat) ;
- Surveiller les annonces officielles de rappels ou de retrait de produits publiées par la DGCCRF.
Ce que l'enquête doit établir
L'enquête ouverte par le parquet vise notamment à déterminer :
- Si l'explosion résulte d'un défaut de fabrication, d'un vice de conception, ou d'une mauvaise utilisation du jouet ;
- La nature exacte de la substance contenue dans la balle et son éventuelle dangerosité (notamment la présence de benzène ou d'autres agents nocifs) ;
- La traçabilité du produit : lot, importateur, distributeur et conformité aux normes en vigueur.
La rédaction de WE NEWS suivra l'évolution de l'enquête et les conclusions des analyses de la DGCCRF pour informer des éventuelles mesures de retrait ou rappel affectant les consommateurs dans le Pas-de-Calais et au-delà.