La France a remporté la médaille de bronze par équipes du marathon aux championnats d'Europe de Birmingham, dimanche 16 août, grâce à l'addition des chronos de Valentin Gondouin, Emmanuel Roudolff Levisse et Hassan Chahdi. Les Tricolores pointent derrière Israël et l'Allemagne, mais signent une performance collective qui confirme la dynamique du marathon national.
Une course âpre sur un parcours exigeant
Sur un circuit décrit comme compliqué, où la topographie et les changements de rythme ont pesé jusqu'au bout, Valentin Gondouin a été le meilleur Français en individuel, terminant à la 6e place. Il a mené la course dans les derniers kilomètres mais a cédé dans l'ultime difficulté, franchissant la ligne à 23 secondes du champion d'Europe, l'Allemand Amanal Petros.
« C'est dur, il m'a manqué 600 mètres »
Ces mots, prononcés par Gondouin en zone mixte, résument la sensation d'une course bien maîtrisée mais où il a manqué un petit supplément d'énergie au moment décisif. Le coureur a aussi souligné la confiance que lui apporte cette prestation sur un parcours à chrono et évoqué l'émulation qui profite au marathon tricolore.
La confirmation d'un collectif
La médaille par équipes s'est jouée à la somme des temps des trois premiers Français : Gondouin (6e), Emmanuel Roudolff Levisse (11e) et Hassan Chahdi (19e). Leur cumul permet aux Bleus d'afficher un total de 6 h 32 min 12 s, qui suffit pour monter sur le podium collectif derrière :
- Israël (6 h 28 min 37 s) — or
- Allemagne (6 h 29 min 03 s) — argent
- France (6 h 32 min 12 s) — bronze
| Pays | Temps cumulé | Classement individuel meilleur Français |
|---|---|---|
| Israël | 6:28:37 | — |
| Allemagne | 6:29:03 | — |
| France | 6:32:12 | Valentin Gondouin, 6e |
Outre Gondouin, Emmanuel Roudolff Levisse a rempli sa mission en terminant 11e et en plaçant un deuxième chronométré solide, tandis que Hassan Chahdi a complété le trio avec une 19e place, essentielle pour valider la médaille collective. Félix Bour, quatrième Français engagé, n'a pas rallié l'arrivée, stoppant son effort après le 35e kilomètre.
Conséquences et perspectives
Cette médaille constitue la neuvième distinction pour la délégation française lors de ces championnats d'Europe et la sixième en bronze. Au-delà du métal, c'est la profondeur du groupe qui apparaît comme le principal enseignement : trois coureurs capables d'aligner des chronos proches et de se positionner dans le top 20 européen, sur un tracé difficile, c'est un signe encourageant pour la préparation collective.
À court terme, la performance va renforcer la confiance des coureurs et des encadrements, notamment en vue des marathons à venir où l'objectif sera d'améliorer les temps et de viser des podiums individuels. Le fait que la place par équipes se joue sur quelques minutes montre aussi que la moindre défaillance individuelle (abandon, ennui physique) peut coûter cher, d'où l'importance d'une préparation ciblée et d'une gestion de course sans faille.
Sur le plan fédéral et du vivier, cette médaille doit être l'occasion d'entretenir l'émulation évoquée par Gondouin : investissements dans les stages, accompagnement médical et nutritionnel, et calendrier de courses permettant aux athlètes de se jauger face aux meilleurs Européens. Le marathon français dispose désormais d'éléments tangibles pour construire les prochaines échéances.
Enfin, au-delà des résultats, la lecture tactique de la course montre que la capacité à gérer les variations de rythme et les sections ascendantes a fait la différence. Les Français ont su limiter la casse collectivement ; il leur reste à transformer ces progrès en podiums individuels lors des grandes échéances internationales.
En bref : le bronze par équipes à Birmingham confirme une dynamique positive pour le marathon français, portée par des coureurs bien classés et un collectif cohérent. Reste à convertir cette santé de groupe en performances individuelles constantes.