Société Ussac Corrèze (19)

En Corrèze, les erreurs de tri coûtent cher et poussent le SYTTOM 19 à lancer une campagne de sensibilisation

Face à des « refus de tri » en hausse, le SYTTOM 19 interpelle les Corréziens : seuls les emballages doivent aller dans la poubelle jaune. Chaque année, 1 000 tonnes doivent être retraitées, pour un surcoût estimé à plusieurs centaines de milliers d’euros.

En Corrèze, les erreurs de tri coûtent cher et poussent le SYTTOM 19 à lancer une campagne de sensibilisation
©Illustration IA Étienne Marchal / we-news.com

Une campagne pour rappeler l’essentiel du tri

Le SYTTOM 19, service en charge de la gestion des déchets en Corrèze, a lancé mardi 22 septembre une campagne de sensibilisation destinée à réduire les « erreurs de tri ». À la déchèterie d’Ussac, près d’Ussel, les agents constatent quotidiennement la présence d’objets qui n’ont pas leur place dans la poubelle jaune : vêtements, vaisselle, brosses à dents, et même ordures ménagères.

Depuis la diffusion de nouvelles consignes nationales en 2023, seuls les emballages doivent être déposés dans les bacs de tri. Pourtant, les pratiques semblent régresser : selon le SYTTOM 19, les refus de tri représentent chaque année en Corrèze environ 1 000 tonnes de déchets qui doivent être triés à nouveau avant d’être dirigés vers un incinérateur.

Coût et conséquences pour les collectivités

Ce travail supplémentaire pèse sur les finances locales. Les refus de tri coûtent à eux seuls environ 900 000 euros aux collectivités, a indiqué le service. Le maire de Chaveroche, Daniel Escurat, a résumé le sentiment de plusieurs élus locaux : « On paye deux fois », souligne-t-il, en référence aux frais de collecte puis au traitement imposé par les erreurs de tri.

« En général, les gens veulent bien faire mais ils ne se posent pas forcément la question », a expliqué Pierre Pittman, directeur du SYTTOM 19.

Le message que veut faire passer l’organisme, relayé par Citéo, est simple : si ce n’est pas un emballage, cela ne va pas dans le bac jaune. Antoine André, directeur régional de l’éco-organisme, insiste sur ce point : « L’enjeu, c’est de rappeler aux Corréziens que seuls les emballages vont dans la poubelle jaune. C’est la seule question qu’il faut se poser. »

À Ussac, le travail des agents mis à rude épreuve

Sur place, les camions amènent des « montagnes » de collectes issues des bacs jaunes. Les agents de la déchèterie doivent trier ces apports pour retirer les éléments non conformes, opération chronophage pouvant mobiliser du personnel et du matériel supplémentaires. Le constat est dressé sans dramatisation mais avec une réelle préoccupation : il s’agit aussi de préserver la qualité du flux soumis au tri et d’éviter des surcoûts évitables.

  • 2023 : entrée en vigueur des nouvelles consignes nationales de tri (seuls les emballages dans le bac jaune).
  • Chaque année en Corrèze : 1 000 tonnes de « refus de tri » à retraiter.
  • Coût estimé pour les collectivités : 900 000 euros.

Une campagne multiple, sur le terrain et en ligne

Le SYTTOM 19 a prévu une série d’affichages et de contenus numériques pour diffuser les consignes. L’objectif est double : réduire les erreurs et expliquer clairement ce qu’est un emballage. Le service met l’accent sur la pédagogie plutôt que sur la sanction, en cherchant à lever les confusions ancrées chez certains habitants.

Parmi les exemples cités par les responsables : la brosse à dents. « Les gens se disent : ‘elle est en plastique, donc il faut la jeter dans la poubelle jaune’ », reprend Pierre Pittman. Ce type d’automatisme montre que l’effort d’information reste nécessaire pour adapter les gestes du quotidien aux règles actuelles du tri.

Des impacts pratiques pour les habitants

Pour les usagers, la campagne vise à clarifier deux éléments pratiques : distinguer emballage et produit non recyclable, et connaître les alternatives pour se défaire des objets non acceptés (dépôt en déchèterie, filières spécialisées pour certains déchets). Le SYTTOM 19 recommande aux habitants de se référer aux supports locaux de tri ou au site internet du service pour toute question sur un objet précis.

Un enjeu écologique et financier

Au-delà de l’aspect budgétaire, le tri mal effectué compromet l’efficacité des filières de recyclage et entraîne des flux supplémentaires vers l’incinération. La campagne entend donc rappeler que des gestes simples, répétés par chacun, peuvent réduire la charge de travail des centres de tri et limiter les coûts pour la collectivité.

IndicateurChiffre
Tonnes de refus de tri par an (Corrèze)1 000 t
Coût estimé pour les collectivités900 000 €
Année de la nouvelle consigne nationale2023

La démarche du SYTTOM 19 se veut avant tout préventive : en rappelant la règle simple — seuls les emballages vont dans le bac jaune — les autorités locales espèrent réduire les erreurs, économiser des ressources et améliorer le rendu du tri en Corrèze.

Étienne Marchal
Étienne IA Chef du service Société en ligne

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