La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a sanctionné, le 17 août, les magasins Intermarché de Ludres et de Neuves‑Maisons, situés au sud de Nancy, pour un « défaut de publicité des prix ». L'administration relève que près de 200 articles dans les deux enseignes « ne faisaient l'objet d'aucune publicité des prix » et a prononcé des amendes totalisant 46 900 €.
Contrôle et motifs de la sanction
Le contrôle a porté sur l'absence d'étiquetage visible pour certains produits proposés à la vente. La réglementation impose que le prix des produits soit exposé à la vue du public ; la DGCCRF a estimé que cette obligation n'était pas respectée pour un nombre important d'articles dans les deux magasins contrôlés.
Les montants des amendes sont répartis comme suit :
| Magasin | Amende |
|---|---|
| Intermarché de Neuves‑Maisons | 15 550 € |
| Intermarché de Ludres | 31 350 € |
Explications des magasins
Le directeur de l'Intermarché de Ludres, Gilles Floquart, a expliqué que le problème provenait d'un dysfonctionnement des étiquettes électroniques en début d'année : « les prix, fixés par la centrale d'Intermarché, n'avaient pas été communiqués », a‑t‑il indiqué, ajoutant qu'une solution temporaire avait été mise en place avec des étiquettes papier. Quelques jours après, la DGCCRF est intervenue et le directeur admet qu'ils « n'avaient pas eu le temps de tout étiqueter ».
« C’est énorme pour nous, c’est une grosse sanction »
Le directeur a affirmé que le problème avait depuis été résolu : « C’est réparé. » Le responsable de l'Intermarché de Neuves‑Maisons a, pour sa part, déclaré qu'il « ne souhaite pas faire de commentaires ».
Conséquences et cadre réglementaire
En France, le prix doit être affiché de manière lisible et visible pour le consommateur au moment de l'achat ; cette obligation vise à garantir la transparence et la protection des acheteurs. Lorsqu'elle constate un manquement, la DGCCRF peut prononcer des sanctions administratives, comme dans ce cas précis.
Outre l'impact financier immédiat sur les entreprises sanctionnées, ce type de contrôle sert d'avertissement aux autres commerçants : la conformité des affichages et des mentions obligatoires est un élément régulièrement contrôlé par les services de l'État.
Points pratiques pour les clients
Pour les consommateurs, quelques rappels simples permettent de se prémunir contre d'éventuelles pratiques commerciales opaques :
- Vérifier la présence d'un prix lisible sur le produit ou à proximité au moment du choix.
- Conserver les tickets et, en cas de discordance entre le prix affiché et le prix facturé en caisse, demander un justificatif et solliciter le responsable du magasin.
- Signaler aux services de la DGCCRF toute anomalie persistante ou toute information trompeuse.
Chronologie des faits
Selon les éléments fournis par la direction de Ludres : en début d'année, un dysfonctionnement des étiquettes électroniques a empêché la transmission des tarifs depuis la centrale. Les équipes ont opté pour des étiquettes papier en remplacement, mais n'ont pas pu étiqueter l'ensemble des produits avant le passage des inspecteurs de la DGCCRF, intervenu le 17 août.
La DGCCRF a alors constaté l'absence d'affichage pour près de 200 références et a infligé les amendes indiquées. Les directions des magasins affirment que la situation a été régularisée depuis.
Cette affaire illustre la vigilance des autorités de contrôle sur les pratiques commerciales et rappelle aux enseignes l'importance de procédures robustes pour assurer la conformité des affichages tarifaires, enjeu à la fois de protection du consommateur et de concurrence loyale.