Le territoire de la compagnie de gendarmerie de Castellane, dans le Verdon, se prépare à affronter une saison estivale particulièrement chargée. Selon le chef d’escadron Lionel Thil, cité par les services locaux, plus d’un million de vacanciers sont attendus sur la période estivale « entre le lac d’Esparron, en remontant les gorges du Verdon et jusqu’à Castellane », pour un territoire qui compte le reste de l’année environ 17 000 habitants.
Renforts et postes provisoires pour tenir la saison
Pour faire face à cet afflux, la compagnie a déployé des renforts : des gendarmes réservistes et l’ouverture de deux postes provisoires mis à disposition par les municipalités. Détail des renforts communiqués :
- 4 réservistes affectés à Castellane ;
- 4 réservistes et un officier de police judiciaire affectés à la brigade de Riez ;
- Deux postes provisoires à Sainte‑Croix‑du‑Verdon et Esparron‑de‑Verdon, chacun dotés de deux sous‑officiers et trois réservistes.
Les gendarmes multiplient les présences sur le terrain, à pied, en VTT électriques, en buggy et sur les lacs, en coordination avec l’Office français de la biodiversité (OFB) et l’Office national des forêts (ONF).
Priorités : prévention des vols et respect des règles nautiques et feu
Parmi les principales préoccupations, figurent les atteintes aux biens, notamment les vols à la roulotte autour des lieux de baignade. Le chef d’escadron attire l’attention sur ce point :
« Les atteintes aux biens sont une vraie problématique. »
Les gendarmes précisent avoir mis en place, dès les week‑ends prolongés de mai, un dispositif renforcé de présence des réservistes dans les zones de stationnement. Ce dispositif, selon eux, a permis une baisse notable des vols par rapport aux années précédentes.
Autre champ d’intervention : le contrôle du respect de la réglementation relative à l’usage du feu, particulièrement sensible en période estivale dans un territoire fortement boisé. Les interventions visent aussi les infractions liées aux activités nautiques — excès de vitesse, puissance des motorisations — qui peuvent compromettre la sécurité sur les lacs très fréquentés.
Un tourisme massif sur des zones sensibles
Le lac de Sainte‑Croix, situé à la frontière entre les Alpes‑de‑Haute‑Provence et le Var, constitue un « haut lieu » touristique du Verdon. L’activité y est très soutenue et concentre des comportements à risque : stationnements sauvages, camping itinérant, navigation hors réglementation, qui exigent une surveillance accrue.
La présence accrue des équipes de gendarmerie vise à dissuader et à intervenir rapidement, mais elle s’accompagne d’un appel aux bons usages de la part des visiteurs : respect des espaces naturels, sécurité nautique et vigilance dans les zones de stationnement.
Organisation et partenaires
| Élément | Détail |
|---|---|
| Population hors saison | ~17 000 habitants |
| Fréquentation estivale attendue | Plus d’un million de vacanciers |
| Postes provisoires | Sainte‑Croix‑du‑Verdon, Esparron‑de‑Verdon (2 sous‑officiers + 3 réservistes chacun) |
| Partenaires | OFB, ONF, municipalités locales |
Les interventions en zone lacustre sont coordonnées avec l’Office français de la biodiversité, tandis que la surveillance des espaces forestiers mobilise l’Office national des forêts. Les municipalités contribuent en mettant à disposition des locaux pour les postes provisoires.
Conséquences et recommandations pour les habitants et touristes
Pour les résidents et les visiteurs, la montée en puissance de la présence gendarmique se traduit par un contrôle plus visible et plus fréquent dans les lieux touristiques. Les autorités invitent au civisme et à la prudence : ne pas laisser d’objets de valeur visibles dans les véhicules, respecter les limitations en navigation et les interdictions d’usage du feu, signaler toute activité suspecte.
La gendarmerie rappelle enfin que la prévention passe aussi par la responsabilisation des usagers : sécuriser ses biens, se conformer aux règles locales et privilégier les aires de stationnement réglementées.
Alors que la saison bat son plein, la vigilance restera de mise dans un massif où l’affluence saisonnière multiplie les enjeux de sécurité, de préservation des milieux et de cohabitation entre résidents et visiteurs.