Un foyer identifié dans le bassin chambérien, investigations en cours
L’Agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes a fait état, cette semaine, d’une recrudescence de cas de légionellose en Savoie. Depuis le 1er juin, 41 cas ont été déclarés, touchant des personnes âgées de 26 à 91 ans. Parmi elles, 40 ont nécessité une hospitalisation et deux patients octogénaires sont décédés.
Les investigations menées par l’ARS se concentrent prioritairement sur le bassin chambérien, où résident ou ont séjourné 25 des cas. Selon l’autorité sanitaire, des prélèvements ont été réalisés dans plusieurs types d’installations susceptibles d’être en cause :
- réseaux d’eau d’immeubles collectifs,
- tours aéroréfrigérantes,
- supermarchés et restaurants,
- autres équipements diffusant des aérosols (fontaines, systèmes d’arrosage, spas…),
Les premiers résultats des analyses sont attendus d’ici le 17 août, précise l’ARS.
Mode de contamination et recommandations
L’ARS rappelle la nature de l’infection :
« La légionellose est une infection pulmonaire provoquée par des bactéries (les légionelles) dans l’eau. La contamination se fait par voie respiratoire, en inhalant de fines gouttelettes diffusées sous forme d’aérosol. »
Les autorités insistent sur le fait que la maladie n’est pas contagieuse d’une personne à une autre et que boire l’eau du robinet ne présente pas de risque de contamination. Les sources les plus fréquemment impliquées sont les réseaux d’eau chaude sanitaire (douches, douchettes), les bains à jets, spas et autres dispositifs générant des microgouttelettes.
Conséquences locales et mesures en cours
Sur le plan local, la concentration des cas dans le bassin chambérien implique plusieurs conséquences concrètes :
- renforcement des prélèvements et analyses sur les installations ciblées,
- vigilance accrue des professionnels gestionnaires d’immeubles et d’équipements publics (supermarchés, restaurants, établissements recevant du public),
- communication aux habitants sur les mesures simples pour limiter le risque d’exposition (entretien des systèmes d’eau chaude, prévention lors de l’usage de douches ou de dispositifs à jets).
Les autorités sanitaires ne publient pas, à ce stade, l’identité des lieux où des prélèvements ont été effectués ni d’éventuelles concentrations positives. Les investigations doivent permettre d’identifier une source précise ou, à défaut, d’écarter certaines hypothèses.
| Indicateur | Chiffre |
|---|---|
| Cas déclarés depuis le 1er juin | 41 |
| Personnes hospitalisées | 40 |
| Décès | 2 |
| Tranche d’âge des cas | 26–91 ans |
| Cas liés au bassin chambérien | 25 |
Que faire en tant qu’habitant ?
L’ARS prodigue des conseils pragmatiques : pour les gestionnaires d’immeubles, s’assurer du bon entretien et d’une température adéquate de l’eau chaude sanitaire ; pour le grand public, continuer à consommer l’eau du robinet sans crainte et signaler aux autorités toute installation publique présentant un manque d’entretien visible.
En cas de symptômes respiratoires (fièvre, toux, difficultés respiratoires), en particulier pour les personnes âgées ou fragiles, il est recommandé de consulter un médecin rapidement et de signaler toute exposition possible à des installations produisant des aérosols.
Les investigations de l’ARS se poursuivent. Les résultats des premiers prélèvements, attendus autour du 17 août, devraient permettre d’orienter d’éventuelles mesures correctives plus ciblées pour réduire le risque au sein du bassin chambérien.