La Ligue des droits de l’Homme (LDH) a annoncé, le 11 août, son intention de contester l’arrêté municipal signé le 2 juillet par le maire de Carcassonne, Christophe Barthès (Rassemblement national), qui interdit de « circuler sur la voie publique et de fréquenter les lieux publics de la commune en maillot de bain ou torse nu » et, plus largement, « dans toute tenue qui peut être considérée comme manifestement contraire à la décence ». L’arrêté prévoit une sanction administrative transformée en « contravention de deuxième classe », soit une amende pouvant atteindre 150 euros.
Une mesure présentée comme publique, contestée sur le plan des libertés
Dans son communiqué, la LDH critique la portée de l’arrêté, estimant que « il s’attaque désormais aux libertés individuelles ». L’organisation rappelle qu’il n’existe pas d’interdiction nationale générale de circuler en maillot de bain et souligne la nature problématique, selon elle, d’une réglementation municipale définissant la « décence » comme critère unique pour limiter la tenue sur la voie publique.
Le texte adopté le 2 juillet ne limite pas l’interdiction à des zones précises (plages, abords de bassins, établissements scolaires) mais vise la « voie publique » et les « lieux publics » de la commune dans leur ensemble, ce qui, aux yeux de la LDH, élargit considérablement le champ d’application de la mesure.
- Date de l’arrêté : 2 juillet (commune de Carcassonne)
- Objet : interdiction de circuler en maillot de bain ou torse nu, et de toute tenue jugée « manifestement contraire à la décence »
- Sanction prévue : contravention de deuxième classe (jusqu’à 150 euros)
Enjeux juridiques et implications locales
Sur le plan juridique, l’intervention d’une association nationale de défense des libertés place la décision municipale sous le feu du contentieux. La LDH entend faire valoir qu’une telle mesure relève d’une police administrative municipale susceptible de porter une atteinte disproportionnée aux libertés individuelles si elle n’est pas strictement justifiée et circonscrite.
Pour les habitants et visiteurs de Carcassonne, la portée pratique de l’arrêté reste concrète : une personne se présentant en maillot de bain ou torse nu dans un espace public de la commune s’expose à une verbalisation. Le caractère général de la rédaction laisse toutefois une marge d’appréciation importante aux forces de l’ordre et aux agents municipaux chargés de son application, ce qui soulève des questions sur l’égalité de traitement et le risque d’arbitraire.
| Élément | Contenu |
|---|---|
| Signataire | Christophe Barthès, maire de Carcassonne (RN) |
| Date de l’arrêté | 2 juillet |
| Réaction | LDH annonce une contestation (communiqué du 11 août) |
| Sanction prévue | Contravention de deuxième classe (jusqu’à 150 €) |
Questions en suspens
Plusieurs points restent à préciser : la LDH a annoncé son intention de contester l’arrêté mais les voies et le calendrier exacts de cette contestation n’ont pas été détaillés dans le communiqué rendu public. De même, la mairie n’a pas communiqué de éléments supplémentaires publics expliquant le fondement de l’initiative ou les circonstances précises qui ont motivé la rédaction extensive de l’article concerné.
« Il est interdit à toute personne de circuler sur la voie publique et de fréquenter les lieux publics de la commune en maillot de bain ou torse nu », stipule l’arrêté du 2 juillet.
À Carcassonne, où l’espace public se partage entre usages touristiques, circulations locales et activités commerciales, la portée symbolique et pratique d’une telle décision politique est forte. La suite dépendra désormais des actions contentieuses envisagées par la LDH et de la réponse éventuelle de la municipalité, qui déterminera le cadre d’application effectif de la mesure et ses conséquences pour les administrés.