Une passation officielle à la caserne Bongeot
La caserne Bongeot de Guéret a accueilli mardi 1er septembre la cérémonie officielle de prise de commandement du groupement départemental de gendarmerie de la Creuse. Le colonel Niels Deverre, âgé de 41 ans, s’est vu remettre les fonctions par le général de corps d’armée Tony Mouchet, commandant la région de gendarmerie de Nouvelle-Aquitaine.
« C’est un moment fort dans une carrière. Un moment marquant. Et un honneur », a déclaré, visiblement ému, le colonel Deverre à l’issue de la cérémonie qui formalise son entrée en fonction, effective depuis le 1er août.
« C’est un moment fort dans une carrière. Un moment marquant. Et un honneur »
Un commandement sur un territoire rural
Le colonel Deverre prend la tête d’un dispositif d’environ 300 gendarmes répartis sur le département. Selon ses propres termes, il a profité des premières semaines pour se familiariser avec le terrain : visites des unités, rencontres avec les élus locaux, des agriculteurs et des acteurs associatifs. Ce recentrage sur la proximité figure au cœur de sa doctrine d’action pour la Creuse.
Priorités opérationnelles clairement définies
Le nouveau chef du groupement n’a pas dissimulé ses axes de travail prioritaires, adaptés au contexte local. Il a présenté un ensemble d’objectifs mettant l’accent sur des infractions qui, selon lui, affectent la vie quotidienne des Creusois :
- Lutte contre les cambriolages ;
- Prévention et répression des vols de véhicules ;
- Trafic de stupéfiants ;
- Violences intrafamiliales et violences sexuelles sur mineurs.
À propos de la nature des délinquances locales, il a insisté sur la spécificité du département : « Ici, les phénomènes de délinquance ne sont pas inexistants, mais cela reste marginal », a-t-il observé, en rappelant que « la sécurité n’a pas moins de valeur en Creuse qu’ailleurs ».
Une expérience acquise outre-mer
Avant son arrivée en Limousin, le colonel Deverre a exercé plusieurs années en Nouvelle‑Calédonie, où il a occupé le poste de chef d’état‑major de la gendarmerie. Il y a vécu la crise insurrectionnelle de 2024, expérience qu’il évoque comme formatrice, sans toutefois établir de parallèle direct systématique avec le contexte creusois.
Coordination avec les acteurs locaux
Le colonel a souligné l’importance du travail concerté : la prévention et la prise en charge des violences intrafamiliales, notamment, ne peuvent se faire qu’avec les services sociaux, judiciaires et les associations locales. Il a ainsi affiché la volonté d’unire moyens et partenariats pour mieux détecter et accompagner les victimes.
Un impact politique et administratif
La nomination d’un nouveau chef de groupement intervient dans un contexte où les élus locaux attendent des réponses pragmatiques face à l’insécurité routinière et aux incivilités qui pèsent parfois sur la vie rurale. La démarche annoncée — visites de terrain, rencontres avec les maires et renforcement du lien avec les forces vives — vise à rassurer les collectivités et à mieux adapter les moyens opérationnels aux réalités du département.
Fiche synthétique
| Élément | Donnée |
|---|---|
| Nom | Niels Deverre |
| Âge | 41 ans |
| Arrivée en Creuse | 1er août |
| Prise de commandement | 1er septembre (caserne Bongeot, Guéret) |
| Effectifs | ~300 gendarmes |
| Poste précédent | Chef d’état‑major en Nouvelle‑Calédonie |
Perspectives
La mise en œuvre concrète des priorités annoncées sera à observer dans les prochains mois : répartition des moyens, actions de prévention sur le terrain, coopérations avec les acteurs judiciaires et sociaux et résultats en matière de lutte contre les vols et les violences. Pour les élus et les habitants, la question restera celle de l’adaptation des dispositifs à un territoire rural aux exigences spécifiques, tout en maintenant une vigilance sur les phénomènes émergents.
La cérémonie de Guéret marque le point de départ institutionnel d’un mandat. Reste désormais à traduire les annonces en opérations et à rendre compte des effets sur la sécurité quotidienne des Creusois.