Un nouvel outil pour vérifier la vitesse des engins électriques
La Ville d'Amiens a franchi une nouvelle étape dans sa politique de régulation des trottinettes électriques et autres moyens de déplacement individuels motorisés : elle s'est dotée d'un curvomètre, un appareil permettant de mesurer la vitesse effective d'un engin et d'identifier les véhicules dont le moteur a été modifié.
Facturé à environ 8 000 €, ce matériel a été utilisé pour la première fois lors d'une opération de contrôle menée vendredi 7 août par les policiers municipaux. Selon la municipalité, l'un des objectifs affichés est de repérer les engins « débridés » qui circulent au‑delà de la limite fixée par la réglementation.
« Un tiers des engins contrôlés dépassait les 25 km/h autorisés. »
Rappel de la réglementation et objectifs locaux
En France, la vitesse maximale autorisée pour une trottinette électrique en circulation sur la voie publique est de 25 km/h. Au-delà, un véhicule modifié peut présenter des risques accrus pour son conducteur et pour les autres usagers — piétons, cyclistes ou automobilistes —, en particulier sur des voies urbaines étroites ou très fréquentées.
À Amiens, la démarche s'inscrit dans la continuité d'actions municipales déjà engagées : après l'obligation du casque pour certains usages, la municipalité met l'accent sur la sécurité et la conformité des engins. Le curvomètre doit permettre d'objectiver la vitesse réelle et de constituer des constats exploitables lors d'infractions.
Premiers enseignements et suites possibles
Lors de la première série de contrôles, la Ville indique que près d'un tiers des engins examinés dépassait la vitesse réglementaire. Ces chiffres, issus de l'opération inaugurale, donnent une première photographie du phénomène local des engins débridés mais nécessitent d'être confirmés par des opérations régulières et des séries de mesures comparables.
- Appareil : curvomètre (mesure de vitesse maximale)
- Prix d'achat : ~ 8 000 €
- Limite légale : 25 km/h
- Premier résultat : ~ 33 % des engins contrôlés au‑delà de la limite
Conséquences pour les usagers et la ville
Concrètement, la présence du curvomètre permet à la police municipale :
- de constater des infractions liées à la vitesse ;
- d'orienter des campagnes de verbalisation ou de sensibilisation ;
- de documenter des dossiers en vue d'éventuelles procédures administratives ou pénales.
Pour les usagers, cela signifie une exposition accrue aux contrôles et, en cas d'infraction avérée, des sanctions pouvant aller de la verbalisation à la confiscation selon le cadre juridique applicable et la gravité des modifications constatées.
Encadrement et acceptation locale
Le recours à un appareil de mesure pose aussi des questions pratiques et de communication : comment s'effectuent les contrôles (sur site, statiques ou en mouvement), quels sont les protocoles de vérification, et comment la Ville informe‑t‑elle les habitants et les commerçants ? Le coût d'achat du matériel, mentionné par la municipalité, montre la volonté d'investir dans des moyens concrets pour responsabiliser les usagers et améliorer la sécurité routière.
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Coût du curvomètre | ~ 8 000 € |
| Vitesse maximale autorisée | 25 km/h |
| Résultat opération du 7 août | ~ 1/3 des engins > 25 km/h |
La Ville d'Amiens met désormais cet outil en service. Les prochains mois permettront d'évaluer son efficacité pour réduire les comportements dangereux et pour homogénéiser l'usage des engins électriques dans l'espace public. Les Amiénois concernés — utilisateurs quotidiens, riverains, commerçants — seront naturellement attentifs aux suites : fréquence des contrôles, nature des sanctions et actions complémentaires de sensibilisation.