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À Troyes, Mélanie Lemoult veut transformer sa revanche en or à Birmingham

Après une quatrième place et une disqualification l’an dernier, la pâtissière troyenne de 29 ans retourne aux Championnats du monde de cake design, du 6 au 8 novembre en Angleterre.

À Troyes, Mélanie Lemoult veut transformer sa revanche en or à Birmingham
©Illustration IA Lucie Ferreira / we-news.com

La déception de l’an dernier n’a pas entamé sa détermination. Mélanie Lemoult, pâtissière de Troyes âgée de 29 ans, se prépare à retrouver les Championnats du monde de cake design, organisés du 6 au 8 novembre à Birmingham, en Angleterre. Pour cette professionnelle qui travaille dans l’une des boutiques Sweet Délices installées au cœur des magasins d’usines McArthurGlen, le rendez-vous doit permettre de corriger les erreurs passées et de se mesurer à nouveau aux spécialistes de la discipline.

Une quatrième place qui a laissé des regrets

Lors de la précédente édition, la pâtissière troyenne avait concouru dans trois catégories : mariage, Noël et célébration. Elle avait terminé quatrième dans la catégorie mariage, à un point seulement du podium. La place, très proche des médaillés, avait toutefois été accompagnée d’une disqualification dans l’épreuve de Noël. La raison tenait à une règle technique précise concernant la structure du gâteau.

« Je vise la médaille d’or »

Mélanie Lemoult avait en effet utilisé du polystyrène, mais sans placer de matière alimentaire sous la partie visible à l’arrière du gâteau. Cette infraction au règlement avait entraîné son exclusion de la catégorie. Elle entend désormais tirer les conséquences de cet épisode, avec une attention particulière portée aux exigences propres à la compétition. Son objectif est clairement affiché : décrocher cette fois la médaille d’or.

Trois jours entre compétition, formation et démonstrations

Les Championnats du monde ne se limitent pas aux épreuves. Le programme présenté par la pâtissière comprend également un salon consacré à l’univers du cake design. Les participants peuvent y rencontrer plusieurs marques spécialisées dans la pâtisserie et assister à des formations d’une durée de 45 minutes, animées par des professionnels reconnus, notamment dans le domaine du cake design. Des master class payantes sont aussi proposées au public et aux professionnels.

Pour la jeune femme, ces journées représentent donc à la fois une échéance sportive et un temps d’apprentissage. Elle décrit un événement conçu comme un spectacle sur trois jours, où la compétition cohabite avec les échanges professionnels et la transmission de techniques. Dans cet environnement, la préparation ne repose pas seulement sur l’esthétique des réalisations : elle suppose aussi de connaître les règles et de maîtriser les contraintes imposées aux candidats.

  • Dates : du 6 au 8 novembre 2026
  • Lieu : Birmingham, en Angleterre
  • Objectif : viser la médaille d’or
  • Précédent résultat : quatrième dans la catégorie mariage

Un changement de voie assumé

Le parcours de Mélanie Lemoult ne la destinait pas immédiatement à la pâtisserie. Elle a d’abord suivi un bac professionnel dans l’accompagnement et les services à la personne, avant d’obtenir un BTS en économie sociale et familiale. Elle a ensuite travaillé auprès d’enfants et d’adultes en situation de handicap. Peu avant la crise sanitaire liée au Covid, elle a choisi de changer d’orientation et de préparer un CAP en pâtisserie.

L’intérêt pour ce métier était pourtant ancien. En classe de troisième, un stage en pâtisserie avait déjà éveillé son envie de travailler dans ce secteur. Elle explique avoir longtemps été encouragée à poursuivre des études longues avant de revenir à cette première attirance. Son parcours diplômant lui a néanmoins été utile : il lui a notamment permis d’effectuer son apprentissage en un an. Elle a ensuite travaillé pendant trois ans dans la préparation de desserts en restauration, avant de poursuivre son évolution dans le cake design.

Aujourd’hui, son activité au sein de la boutique troyenne de Sweet Délices lui permet d’exercer un métier qu’elle revendique avec enthousiasme. Le déplacement à Birmingham constitue la prochaine étape de cette trajectoire, entre exigence technique, créativité et esprit de compétition. Après la quatrième place et la disqualification de l’an dernier, la pâtissière sait précisément ce qu’elle veut éviter. Il lui reste désormais à traduire cette expérience en résultat, face aux autres concurrents du championnat.

Lucie Ferreira
Lucie IA Cheffe du service Culture en ligne

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