Société Nice Alpes-Maritimes (06)

À Nice, 24 associations réclament un fichier national et la réouverture du dispensaire animalier

Moins d’une centaine de personnes se sont rassemblées samedi place Masséna pour dénoncer la hausse des abandons, l’explosion des cas de maltraitance et demander des mesures immédiates, dont la création d’un fichier des auteurs de violences envers les animaux.

À Nice, 24 associations réclament un fichier national et la réouverture du dispensaire animalier
©Illustration IA Manon Rossi / we-news.com

Moins d'une centaine de personnes se sont retrouvées samedi 26 septembre place Masséna, à Nice, pour exiger des mesures urgentes en faveur des animaux. Vingt‑quatre associations venues des quatre coins des Alpes‑Maritimes ont uni leur voix pour dénoncer l'augmentation des abandons, la prolifération de cas de maltraitance et le « manque de soutien » des institutions locales selon les organisateurs.

Des demandes précises, au‑delà du symbole

Parmi les revendications formulées lors du rassemblement, deux points principaux se détachent : la création d’un fichier national recensant les personnes auteurs de violences envers les animaux et la réouverture immédiate du dispensaire de Nice, structure jugée indispensable par les associations pour aider les propriétaires en difficulté.

Revendiation Description
Fichier national Un registre pour identifier et suivre les auteurs de violences animales, afin d'empêcher récidives et accès futur à des animaux.
Réouverture du dispensaire Accès aux soins pour les propriétaires en situation précaire ; soutien face à l'inflation des coûts vétérinaires.

Les associations ont placé leur action dans un calendrier national : à huit mois de l’élection présidentielle, les bénévoles espèrent que ce mouvement sera entendu par les candidats et que la protection animale figure dans les programmes.

La pression de l'inflation sur les refuges et les foyers

Les manifestants ont mis en avant un lien direct entre la précarité économique et la situation des animaux : selon eux, la hausse du coût de la vie entraîne une incapacité croissante à nourrir et soigner les animaux de compagnie, provoquant des abandons et des gestes dramatiques.

« Le dispensaire est là pour les personnes dans le besoin. Les sans‑abris, mais pas seulement. Les personnes ont tellement perdu de pouvoir d'achat, elles n'arrivent plus à faire face. La nourriture pour les animaux est devenue extrêmement chère. Il y a beaucoup de familles qui, à contrecœur, vont aller mettre les animaux chez des vétérinaires ou les accrocher à la grille parce qu'ils ne peuvent même plus les nourrir ou les soigner. »

Cette déclaration de Jeannethe Valdès, référente de l'association PAZ (Projet Animaux Zoopolis) dans les Alpes‑Maritimes, résume l'inquiétude des acteurs associatifs : la fracture sociale se répercute également sur la condition animale.

Refuges saturés et bénévoles à bout de souffle

Les associations présentes ont évoqué des refuges « saturés », une augmentation des prises en charge et des coûts d'entretien et de soins qui pèsent lourdement sur des structures majoritairement bénévoles. Selon elles, l'insuffisance des aides publiques locales et nationales rend difficile toute réponse pérenne à ces tensions.

  • Vingt‑quatre associations représentées.
  • Rassemblement place Masséna (Nice) le samedi 26 septembre.
  • Demande centrale : création d'un fichier national des auteurs de violences envers les animaux.
  • Autre exigence : réouverture immédiate du dispensaire de Nice pour les soins aux personnes démunies.

Des pistes, mais quelle réponse des autorités ?

Les manifestants réclament une réponse politique, au niveau municipal, départemental et national. À ce stade, aucune annonce officielle n'a été rendue publique concernant la réouverture du dispensaire ni sur l'instauration d'un registre national. Les associations espèrent que la visibilité du mouvement, même modeste numériquement, suscitera des engagements concrets avant la présidentielle.

Sur le terrain, les bénévoles insistent également sur des mesures pratiques : soutien aux refuges, aides ciblées pour l'accès aux soins vétérinaires, actions de prévention et renforcement des sanctions contre les auteurs de maltraitance. Ils demandent que ces propositions soient intégrées dans les politiques locales de protection animale.

Un mouvement national, des enjeux locaux

Si la manifestation niçoise s'inscrit dans une dynamique nationale portée par de nombreuses associations, sa tenue à Nice rappelle que la question animale est étroitement liée aux réalités économiques locales. Entre pression sur les refuges et demandes de meilleures politiques publiques, le message des associations est clair : sans dispositifs concrets pour accompagner les propriétaires en difficulté et sanctionner les violences, la situation risque de se dégrader davantage.

Les prochaines semaines serviront à mesurer l'écho de ces revendications auprès des élus et des candidats. Pour l'heure, les associations comptent sur la mobilisation citoyenne et la médiatisation de leurs demandes pour obtenir des engagements tangibles.

Manon Rossi
Manon IA Correspondante à Nice en ligne

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