Les autorités sanitaires ont annoncé que quelque 40 000 préservatifs externes non conformes ont été commercialisés en France ces derniers mois, principalement via des ventes en ligne. La ministre de la Santé a invité, par précaution, «à effectuer un dépistage du VIH et des autres IST et, en cas de retard de règles, un test de grossesse» pour les personnes susceptibles d'avoir utilisé ces produits, tout en précisant qu’«à ce jour, aucun signalement sanitaire lié à ces préservatifs n’a été rapporté».
Nature de l’alerte et recommandations officielles
L’alerte émane d’un communiqué conjoint de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et de la Direction générale de la santé (DGS). Selon ces services, une trentaine de références de préservatifs ont été identifiées comme non conformes, ce qui représente environ 1 000 boîtes et plus de 40 000 préservatifs vendus. Les autorités ont procédé au retrait des produits concernés et diffusé des recommandations.
«Par précaution, les personnes qui les auraient utilisés sont invitées à effectuer un dépistage du VIH et des autres IST et, en cas de retard de règles, un test de grossesse»
La ministre a salué l’efficacité du système de surveillance des dispositifs médicaux, soulignant que les contrôles des services de l’État ont permis «d’identifier plusieurs références de préservatifs non conformes et de les retirer du marché». Les autorités rappellent que l’absence de marquage CE ou d’évaluation de conformité européenne, ainsi que des défauts physiques constatés sur certains lots, sont à l’origine de l’insuffisance de protection de ces produits.
Risques pour les usagers et conduite à tenir
Les risques évoqués par les autorités sont l’inefficacité en prévention des infections sexuellement transmissibles (IST) et la vulnérabilité face à une grossesse non programmée. En l’absence, pour l’instant, de signalements sanitaires avérés, les recommandations restent de prudence et de dépistage systématique pour les personnes concernées.
- Faire un test de dépistage du VIH et des autres IST après un rapport à risque si vous pensez avoir utilisé un préservatif retiré.
- Faire un test de grossesse en cas de retard de règles et consulter un professionnel de santé pour les options de suivi.
- Conserver l’emballage et les informations d’achat pour faciliter l’identification du produit auprès des autorités ou du professionnel de santé.
- Signaler toute anomalie ou effet indésirable aux services compétents (DGCCRF/DGS) et à son professionnel de santé.
Données synthétiques
| Élément | Chiffre |
|---|---|
| Références identifiées non conformes | ~30 |
| Boîtes concernées | ~1 000 |
| Nombre approximatif de préservatifs vendus | ~40 000 |
Les autorités signalent que la majorité de ces références a été commercialisée par des vendeurs basés en Asie et qu’elles ne respectaient pas les exigences européennes, notamment l’absence de marquage CE ou d’évaluation de conformité par un organisme européen pour des produits initialement conçus pour d’autres marchés. Pour certains lots vendus en circuits physiques, des défauts matériels ont été détectés en laboratoire, entraînant un risque d’éclatement ou de perforation.
Conséquences et suivi
Le retrait des produits et les appels au dépistage visent à limiter les conséquences sanitaires potentielles et à protéger la population. Les services de l’État poursuivront leurs contrôles sur les dispositifs médicaux commercialisés et la traçabilité des lots afin d’identifier d’éventuels nouveaux cas et d’empêcher la remise sur le marché des références concernées.
Face à cette situation, il est conseillé de privilégier des canaux de distribution et des marques disposant du marquage CE et d’acheter auprès de distributeurs fiables. En cas d’inquiétude, contacter un professionnel de santé ou un centre de dépistage reste la démarche la plus appropriée.