Brussels Airport, implanté sur la commune de Zaventem, a confirmé lundi que des files d’attente atteignant cinq heures ont été enregistrées la semaine passée au contrôle aux frontières pour certains passagers non‑européens. L’aéroport attribue ces délais exceptionnellement longs à des problèmes informatiques liés au système européen Entry/Exit System (EES).
Un système européen à l’origine des lenteurs
Entré en application le 12 octobre dernier, l’Entry/Exit System impose l’enregistrement des données biométriques des ressortissants de pays tiers qui entrent dans l’espace Schengen. Selon Brussels Airport, ces contraintes techniques ont augmenté le temps nécessaire par passager et, par conséquent, créé des files prolongées dans plusieurs aéroports européens, y compris à Zaventem.
Jusqu’en avril dernier, certains voyageurs non‑européens (notamment ressortissants des États‑Unis, du Canada, du Japon, de la Corée du Sud et de l’Australie) pouvaient se pré‑enregistrer via des bornes EES avant d’accéder aux portiques automatiques (e‑gates). Cette possibilité est temporairement suspendue, ce qui oblige désormais un plus grand nombre de passagers à passer par les postes de contrôle avec agents, et allonge les files d’attente.
Mesures et perspectives
Brussels Airport précise que toutes les parties concernées travaillent à des solutions structurelles. Des tests sont en cours pour permettre, à terme, aux passagers de certains pays tiers de réutiliser les e‑gates après pré‑enregistrement aux bornes EES. Selon l’aéroport, il est essentiel que cette réintégration se fasse « à court terme » afin de réduire les délais.
« L’ensemble des parties concernées continuent à travailler ensemble à des solutions structurelles. Il est crucial que cela soit rendu possible à court terme. »
Parmi les mesures prises localement, Brussels Airport indique aussi que des policiers supplémentaires sont en cours de formation pour renforcer les postes de contrôle. Le recours à des effectifs supplémentaires doit permettre de diminuer temporairement les files pendant la période de réglage du système.
Conséquences pour les usagers et les acteurs locaux
Pour les habitants de Zaventem et les voyageurs passant par Brussels Airport, ces perturbations se traduisent par un allongement des temps de sortie de l’aérogare pour les arrivées internationales, des possibles correspondances manquées et une gêne logistique pour les taxis, les navettes et les proches venus chercher des passagers.
Du point de vue opérationnel, l’aéroport doit concilier impératifs de sécurité et fluidité. Les acteurs locaux — compagnies aériennes, services de bus et taxi, commerçants de l’aéroport — restent attentifs à l’évolution de la situation, qui peut affecter à court terme l’attractivité et la ponctualité des vols au départ et à l’arrivée.
- Origine du problème : dysfonctionnements informatiques du système EES.
- Impact observé : files allant jusqu’à cinq heures la semaine passée.
- Mesures en cours : tests de réintégration des e‑gates pour certains pays, formation de policiers supplémentaires.
Brussels Airport n’a pas communiqué de calendrier précis pour la remise en service généralisée des bornes de pré‑enregistrement ni d’estimation de la durée nécessaire pour normaliser complètement les contrôles. En attendant, les voyageurs non‑européens sont invités à prévoir des marges supplémentaires à leur arrivée et les acteurs locaux à anticiper les conséquences opérationnelles.
| Événement | Date |
|---|---|
| Mise en application de l’EES | 12 octobre (année en cours) |
| Suspension de la pré‑enregistrement aux bornes pour certains pays | Depuis avril (année en cours) |
| Files d’attente jusqu’à | 5 heures (semaine passée) |
Nous continuerons à suivre l’évolution des délais et des mesures mises en place à Brussels Airport, et à informer les résidents de Zaventem des implications pratiques pour les déplacements et les services liés à l’aéroport.