L’hôpital Belle‑Isle, situé à proximité de l’hypercentre de Metz (Moselle), a annoncé la mise en place d’une nouvelle option thérapeutique contre la douleur : la radiofréquence périnerveuse. Destinée aux patients pour lesquels les prises en charge traditionnelles ne suffisent pas, cette technique interventionnelle cible le nerf responsable de la douleur afin d’en réduire l’intensité et d’améliorer la mobilité.
Pour quel type de douleur ?
La radiofréquence périnerveuse est proposée notamment pour :
- les douleurs neuropathiques localisées ;
- les douleurs chroniques persistantes ;
- les douleurs survenant après une intervention chirurgicale.
Elle constitue une alternative lorsque les médicaments et autres traitements conventionnels n’apportent pas de soulagement suffisant. L’objectif affiché est de réduire durablement la douleur et d’améliorer la qualité de vie et la mobilité des patients.
Un protocole en trois étapes
Les équipes de l’hôpital Belle‑Isle procèdent selon un protocole structuré avant toute intervention. Trois étapes sont décrites :
| Étape | Description |
|---|---|
| 1. Consultation au CETDC | Évaluation du dossier médical et examen des bénéfices et risques (CETDC : Centre d’évaluation et de traitement de la douleur chronique). |
| 2. Bloc test en ambulatoire | Test ciblé au niveau du nerf pour vérifier si l’action sur ce nerf soulage effectivement le patient. |
| 3. Radiofréquence périnerveuse | Intervention réalisée uniquement si le bloc test est concluant. |
Ce parcours vise à sélectionner les patients les plus susceptibles de bénéficier de la procédure et à limiter les interventions inutiles.
Accès et orientation
Selon le reportage, deux voies d’accès sont possibles pour être orienté vers cette prise en charge :
- une première consultation au Centre d’évaluation et de traitement de la douleur chronique (CETDC) de l’établissement ;
- une orientation par les équipes soignantes après évaluation des traitements déjà entrepris.
La radiofréquence périnerveuse vient compléter l’arsenal thérapeutique proposé aux patients, sans se substituer aux autres approches (médicamenteuses, rééducation, interventions chirurgicales lorsque nécessaires).
Ce que cela implique pour les patients
La technique cible le nerf à l’origine de la douleur et peut être envisagée lorsque les autres solutions n’apportent pas de réponse satisfaisante. Le protocole prévoit d’abord un test en ambulatoire pour s’assurer de l’efficacité potentielle sur le patient. Seuls les patients répondant positivement au bloc test sont ensuite proposés pour l’intervention de radiofréquence.
Pour les patients belges confrontés à des douleurs chroniques rebelles, cette offre en Lorraine est susceptible d’être une option, en particulier dans les zones frontalières. Les patients intéressés doivent toutefois se rapprocher de leur médecin traitant ou des centres de douleur pour évaluer l’adéquation de cette technique avec leur situation clinique et examiner les modalités pratiques d’un éventuel déplacement transfrontalier.
Enfin, comme pour toute procédure interventionnelle, l’évaluation des risques et bénéfices reste essentielle : le protocole décrit par l’hôpital Belle‑Isle inclut une phase d’évaluation stricte afin de limiter les interventions à celles qui ont le plus de chances d’apporter un réel bénéfice.
Source : reportage sur l’hôpital Belle‑Isle (Metz), 18 octobre 2026.