(LA)HORDE, collectif composé notamment de Marine Brutti, Arthur Harel et Jonathan Debrouwer, illustre la porosité croissante entre le monde institutionnel de la danse et l’univers de la musique populaire. Après leur intégration au Ballet national de Marseille, les trois chorégraphes ont été sollicités par des artistes pop de premier plan, signant des chorégraphies pour des projets de Rosalia et Angèle.
Un cheminement entre compagnies et scènes grand public
Les membres du collectif continuent d’affirmer une pratique artistique ancrée dans la création contemporaine tout en répondant à des commandes hors des cadres habituels des salles de spectacle. Leur parcours témoigne d’une double dynamique : conserver une présence dans les institutions chorégraphiques et s’engager dans des collaborations qui élargissent l’audience de la danse.
Des collaborations remarquées
Ces détours vers la pop ne sont pas une nouveauté pour (LA)HORDE : le trio avait déjà travaillé avec des figures de la scène musicale, en confiant notamment des parties musicales de leurs spectacles au DJ Rone. Avant leur arrivée au Ballet national de Marseille, ils avaient également croisé des artistes tels que Christine and the Queens, témoignant d’une trajectoire qui mêle partitions sonores contemporaines et performances chorégraphiques.
- Renouvellement des publics : ces collaborations exposent la création chorégraphique à d’autres publics.
- Hybridation des formes : le travail avec des musiciens pop et des DJs enrichit la palette esthétique des chorégraphes.
- Visibilité : la présence de chorégraphies dans les médias musicaux augmente la reconnaissance du travail artistique.
Conséquences pour la scène contemporaine
La démarche de (LA)HORDE pose des questions sur la place de la danse contemporaine dans la culture dite « mainstream ». En multipliant les passerelles, le collectif contribue à déconstruire l’idée selon laquelle la création chorégraphique serait réservée à un public restreint. Elle interroge aussi les modalités de collaboration entre créateurs et industries culturelles : commande artistique, compagnonnage, coproduction ou simple intervention ponctuelle sur des projets musicaux.
Repères
Voici quelques jalons connus du parcours du collectif :
| Collectif | Collaborations musicales citées | Références scéniques |
|---|---|---|
| (LA)HORDE | Rosalia, Angèle, Rone, Christine and the Queens | Spectacle « Age of Content » (musique : Rone), activités au Ballet national de Marseille |
Le mouvement illustre une tendance plus large observée en Europe : les arts chorégraphiques investissent des territoires nouveaux, qu’il s’agisse de festivals, d’événements pop ou d’opérations médiatiques. Pour les spectateurs, comme pour les artistes, ces croisements promettent une fertilisation des formes et des publics.
Si les détails concrets de certaines collaborations (formats, dates précises, contextes de commande) ne sont pas développés publiquement dans l’article consulté, la trajectoire de (LA)HORDE confirme la vitalité d’équipes capables d’alterner création institutionnelle et projets grand public, contribuant ainsi à renouveler la visibilité de la danse contemporaine.