La garde à vue de l’homme soupçonné des attaques perpétrées vendredi dans les Yvelines, identifié par le parquet national antiterroriste comme Kevin T., a été reprise lundi à 14 h 46, a annoncé le parquet lors d’une conférence de presse. Elle avait été interrompue la veille en raison d’un examen psychiatrique préalable.
Examen psychiatrique et poursuite de la garde à vue
Un nouveau bilan psychiatrique effectué lundi a permis aux magistrats de considérer que l’état de santé mentale du mis en cause était compatible avec une audition. Le procureur national antiterroriste a précisé qu’aucun signe de « décompensation aiguë », ni d’« activité hallucinatoire ou délirante », n’avait été relevé. De même, aucun élément clinique ne justifiait, selon lui, une hospitalisation sous contrainte pour une « pathologie aliénante, décompensée ».
« Un psychiatre […] a procédé (lundi) à un nouvel examen de l’intéressé », lequel « ne présentait pas de symptômes de décompensation aiguë, ni de signe direct ou indirect en faveur d’une activité hallucinatoire ou délirante ».
Le parquet a indiqué que la garde à vue était susceptible de se prolonger jusqu’à jeudi, 0 h 36, conformément aux délais autorisés pour les investigations en matière terroriste.
Faits reprochés et éléments matériels
Selon les informations communiquées par le parquet et des sources policières, l’auteur présumé a, à bord de son véhicule, abattu un homme de 26 ans, identifié comme Pengo Bossio Wangi, d’origine africaine. Cinq autres personnes ont été blessées dans les communes de Trappes et La Verrière, dont une adolescente de 11 ans qui, d’après le bourgmestre de La Verrière, est tirée d’affaire.
Le parquet national antiterroriste a indiqué que le mis en cause ne conteste pas la matérialité des faits, mais qu’il conteste le caractère raciste des crimes qui lui sont reprochés. Par ailleurs, les magistrats ont démenti des informations de presse selon lesquelles des documents politiques auraient été découverts dans le véhicule du suspect : aucun tract d’un parti politique n’a été retrouvé.
Enquête et enjeux judiciaires
Les investigations sont conduites par le parquet national antiterroriste, qui coordonne les auditions et analyses techniques. Les éléments rendus publics à ce stade se limitent à l’état des personnes, aux conclusions provisoires du bilan psychiatrique et aux premières constatations matérielles. Le maintien en garde à vue pendant la durée maximale prévue permettra aux enquêteurs de poursuivre les auditions et les expertises nécessaires pour préciser la qualification des faits.
- Reprise de la garde à vue : lundi à 14 h 46.
- Durée possible : jusqu’à jeudi, 0 h 36.
- Victime décédée : Pengo Bossio Wangi, 26 ans.
- Blessés : cinq personnes, dont une fillette de 11 ans hors de danger selon la commune.
- État psychiatrique : pas de signe de décompensation aiguë ni de pathologie aliénante nécessitant une hospitalisation sous contrainte.
Le dossier soulève des questions sensibles quant à la qualification pénale des actes et à leur éventuelle dimension raciste. Les magistrats s’en tiennent toutefois aux éléments établis et aux conclusions médicales actuelles, en l’attente d’investigations complémentaires.
| Élément | Information |
|---|---|
| Identité du suspect | Kevin T. (donné par le parquet) |
| Heure reprise garde à vue | 14 h 46 (lundi) |
| Victime décédée | Pengo Bossio Wangi, 26 ans |
| Blessés | Cinq personnes (dont une fillette de 11 ans hors de danger) |
| Tract politique | Aucun retrouvé dans le véhicule |
Le parquet national antiterroriste poursuit ses auditions et expertises. Toute évolution substantive de l'enquête sera communiquée par les autorités judiciaires compétentes.