Le club persiste malgré un surcoût sensible
Ce vendredi 14 août, le Rodez Aveyron Football (RAF) se rendra à Annecy en avion privé pour la 2e journée de Ligue 2. Un mode de transport devenu routinier depuis la montée en L2 en 2019, et que le club ruthénois entend conserver malgré une hausse manifeste des tarifs, imputée par la direction à la guerre en Iran et à la flambée du prix du kérosène.
Le président et actionnaire majoritaire, Pierre-Olivier Murat (POM), détaille l'impact financier : pour le déplacement à Annecy, le club supporte un surcoût de 8 000 euros. Une rotation aller-retour est estimée « environ 40 000 euros hors taxes », et l'ensemble des transports de l'équipe première — joueurs, staff, service communication et dirigeants, soit une trentaine de personnes — porte le budget transports à près de 650 000 euros sur la saison. POM prévoit par ailleurs un surcoût saisonnier aux alentours de 160 000 euros en raison des augmentations carburant.
« Avec la guerre en Iran, on nous a appliqué une augmentation de l’ordre de 35 % par rapport au kérosène »,
Malgré ces contraintes budgétaires, le RAF, qui affiche « cette saison, un prévisionnel établi à un peu plus de 8 M€ hors transferts » selon POM, ne remet pas en cause l'utilisation de l'avion privé. Le club avance un argument sportif clair : le confort et la rapidité du transport équivaudraient « à l’équivalent de deux ou trois joueurs » en termes d'impact sur la performance et la récupération.
Un choix structurel lié à la position géographique
Rodez, assure le président, ne bénéficie ni de ligne TGV directe ni de liaisons aériennes régulières suffisamment adaptées aux contraintes d'un club professionnel. Cette situation géographique renforce la dépendance du RAF à l'égard du transport aérien privé pour maintenir des conditions sportives optimales lors des déplacements en championnat.
- Nombre estimé de personnes transportées par rotation : ~30 (joueurs, staff, communication, dirigeants)
- Coût moyen d'une rotation aller-retour : ~40 000 € HT
- Surcoût dû au kérosène (estimé) : +35 %
- Surcoût pour le déplacement Annecy : 8 000 €
- Budget prévisionnel du club cette saison : un peu plus de 8 M€ (hors transferts)
Le club précise toutefois que, selon l'enjeu sportif et les impératifs calendaires, certains déplacements peuvent être effectués en bus — comme cela a été le cas par le passé — et que pour la présente saison seuls quatre voyages sont programmés en car : Clermont, Saint-Étienne, Montpellier et Pau, des destinations plus proches.
Des choix qui posent des questions budgétaires et sportives
Le maintien de l'avion privé dans la politique de déplacement du RAF illustre la tension entre contrainte financière et exigence sportive. Pour un club dont le budget prévisionnel est parmi les plus modestes de la division, chaque surcoût pèse sur la capacité d'investissement ailleurs (recrutement, structures, formation), même si le club n'envisage pas aujourd'hui de sacrifier ce poste de dépense considéré comme stratégique.
| Rubrique | Montant / estimation |
|---|---|
| Prévisionnel saison (hors transferts) | ~8 M€ |
| Budget transports estimé | ~650 000 € |
| Coût rotation aller-retour | ~40 000 € HT |
| Surcoût Annecy | 8 000 € |
| Surcoût saisonnier estimé | ~160 000 € |
Pour les supporters ruthénois, ce choix résonne aussi au niveau pratique : maintien des horaires de déplacement, perspectives d'horaires de retour, et organisation logistique lors des matchs à l'extérieur. Sportivement, l'objectif affiché est d'optimiser la récupération et les performances en limitant les contraintes liées aux trajets.
Le RAF restera à l'affût des évolutions tarifaires et des solutions alternatives, mais pour l'heure la direction confirme que l'avion privé demeure un volet non négociable de la stratégie de déplacements du club, au service des résultats sur le terrain.