Accident nocturne près de Nancy
Un Mirage 2000D rattaché à la base aérienne 133 de Nancy-Ochey s'est écrasé mardi soir à proximité de la commune de Rogéville, lors du retour d'un vol d'entraînement, a indiqué le ministère des Armées. L'accident est survenu vers 22 h 40.
Les secours et les autorités militaires se sont rendus sur place. Compte tenu de la violence du choc, il n'y a « pas d'espoir » de retrouver les deux membres d'équipage vivants, a précisé mercredi soir le procureur de la République de Metz, David Touvet, chargé de l'enquête.
Pas de signal de détresse, pas d'éjection
Selon le porte-parole de l'armée de l'air et de l'espace, le colonel David Pappalardo, le contact radio et radar a été perdu à l'issue de la phase tactique de l'entraînement, lors du retour en conditions de nuit et aux instruments. Aucune émission de signal de détresse n'a été relevée et aucune tentative d'éjection n'a été constatée sur les éléments retrouvés.
- Lieu : près de Rogéville, à proximité de Nancy.
- Heure : vers 22 h 40 mardi soir.
- Avions : un Mirage 2000D de la BA 133 Nancy-Ochey.
Sur le site, des moteurs de sièges éjectables ont été mis au jour, ce qui conforte l'hypothèse d'une absence d'éjection effective avant l'impact, a rapporté le procureur.
Identité et état des victimes
Les deux occupants de l'appareil ont été grièvement touchés par le choc. Le procureur a précisé que des analyses ADN seront nécessaires pour l'identification, une procédure qui peut durer plusieurs semaines.
| Rôle | Âge |
|---|---|
| Pilote | 27 ans |
| Navigateur | 44 ans |
Lors d'une conférence de presse sur place, le commandant de la base, Ludovic Humbert, a décrit l'équipage : un « navigateur très aguerri » et un jeune pilote disposant des qualifications nécessaires pour cet avion. Le colonel Pappalardo a ajouté que le pilote totalisait 450 heures de vol et était en phase de qualification « pilote de combat opérationnel ».
« Les condoléances de la Nation », a déclaré le président de la République depuis Doha, où il était en visite.
Procédure judiciaire et premières constatations
Le procureur de Metz a ouvert une enquête judiciaire. Les premiers éléments recueillis par les enquêteurs militaires et judiciaires soulignent l'absence de signal de détresse et l'absence d'éjection effective, tandis que les moteurs des sièges ont été retrouvés sur le lieu de l'accident.
La nature exacte des causes de l'accident reste à déterminer. Les investigations devront, selon le procureur, intégrer l'examen des enregistrements disponibles, des éléments techniques de l'appareil et des conditions opérationnelles et météorologiques au moment du retour à la base.
Réactions locales
Sur place, des riverains ont rapporté une sensation de secousse peu avant 23 h. L'accident suscite une vive émotion à Nancy et dans l'entourage de la base aérienne, où l'équipage était stationné. Les autorités militaires ont tenu une conférence de presse pour faire le point sur les éléments connus et la conduite de l'enquête.
Les procédures d'identification et d'instruction se poursuivent ; les autorités ont demandé du temps pour laisser les investigations suivre leur cours avant de communiquer de nouveaux éléments.
La coordination entre les services militaires et judiciaires, et l'usage des expertises techniques et ADN, seront déterminants pour reconstituer les circonstances exactes de l'accident et éclairer la chaîne des décisions ayant précédé l'impact.