Intervention délicate au-dessus du vide
Un parapentiste de 53 ans a été secouru dimanche 16 août au soir après être resté plus d’une heure suspendu à environ 200 mètres au‑dessus du vide, accroché à une paroi du Saint‑Eynard, en Isère. L’opération, menée par la Compagnie républicaine de sécurité (CRS) des Alpes, a été qualifiée de particulièrement délicate par les secouristes.
Les faits se sont produits après une fermeture de voile, incident connu des pratiquants quand la toile du parapente se replie partiellement ou totalement sous l’effet des turbulences. Le quinquagénaire a évité la chute en déclenchant son parachute de secours puis en se cramponnant à une « espèce de vire inclinée » pendant plus d’une heure, selon les premiers éléments rapportés.
Des conditions atmosphériques propices aux turbulences
Pratiquant expérimenté, l’homme a été victime des rafales et des mouvements d’air parfois violents qui surviennent en cette période de l’année dans les massifs alpins. Un moniteur de parapente interrogé par Franceinfo a souligné la récurrence de ces phénomènes:
« de grosses turbulences […] montent dans l’après‑midi. Et ça peut occasionner justement une fermeture aux parapentes, soit totale, soit partielle »
Ces conditions renforcent le besoin d’une lecture fine du vent et d’une attention accrue durant les créneaux horaires les plus exposés.
Un sauvetage méthodique mené par la CRS Alpes
Le brigadier‑chef Grégory Morin, de la CRS Alpes, a décrit l’intervention comme périlleuse, soulignant la précarité de la position du parapentiste:
« la principale difficulté, au‑delà d’accéder jusqu’au parapentiste, c’était surtout qu’il se trouvait dans une situation vraiment très précaire »
Pour limiter les risques liés au souffle de l’hélicoptère Dragon 38, les secouristes ont été déposés à environ 60 mètres à droite de la victime, puis ont réalisé une traversée pour l’atteindre sans le déstabiliser, selon les témoignages recueillis. Ils ont ensuite assuré l’évacuation et les premiers soins sur place.
Bilan et prévention
Par chance, le parapentiste ne souffre que d’une entorse au petit doigt, aucune autre blessure grave n’a été signalée. L’incident rappelle toutefois la fragilité des pratiquants face aux conditions météorologiques changeantes et l’importance des dispositifs de secours spécialisés dans les Alpes.
- Date : dimanche 16 août 2026
- Lieu : falaise du Saint‑Eynard (Isère)
- Victime : parapentiste, 53 ans, pratiquant expérimenté
- Secours : Compagnie républicaine de sécurité (CRS) des Alpes, hélicoptère Dragon 38
- Blessure : entorse au petit doigt
Repères pratiques pour les pratiquants
Sans prétendre remplacer les recommandations officielles des clubs et fédérations, cet épisode invite à la prudence : vérifier les prévisions locales de vent, éviter les vols durant les heures où les turbulences thermiques se renforcent l’après‑midi, et contrôler le bon état des dispositifs de secours (parachute de réserve, harnais). Les pratiquants sont encouragés à s’informer auprès des écoles et moniteurs locaux avant de décoller.
| Élément | Information |
|---|---|
| Altitude d’accrochage | ≈ 200 m au‑dessus du vide |
| Durée | Un peu plus d’une heure |
| Intervenants | CRS des Alpes, hélicoptère Dragon 38 |
| État de la victime | Entorse au petit doigt, sans autre lésion grave |
Dans un département où les sports aériens attirent des passionnés, ce sauvetage rappelle le rôle essentiel des équipes spécialisées et la nécessaire préparation avant chaque vol. Les secours en montagne restent mobilisés tout l’été pour répondre à ces situations à risque.