Culture Angers Maine-et-Loire (49)

Angers : Khalid Lammini, de Meknès à La Carrière, un cirque au service de l’ouverture culturelle

Originaire de Meknès, Khalid Lammini dirige depuis 2006 l'École des arts du cirque La Carrière, installée à Saint-Barthélemy-d'Anjou. Son parcours personnel et son engagement pour l'éducation artistique nourrissent une pratique du cirque à la fois populaire et transmise.

Angers : Khalid Lammini, de Meknès à La Carrière, un cirque au service de l’ouverture culturelle
©Illustration IA Lucie Ferreira / we-news.com

Un itinéraire nourri par les voyages et la pratique

Khalid Lammini est né à Meknès, au Maroc. Ses racines familiales et l'environnement dans lequel il grandit ont profondément structuré son rapport au monde et à la culture. Fils d'un père travaillant dans la tannerie et d'une mère qui n'a pas appris à lire, il retient de son enfance l'importance des échanges et de la transmission non formelle : « C'est elle qui a veillé à l'éducation de ses sept enfants ! Il suffisait qu'elle nous regarde pour savoir si on avait bien travaillé ou pas. »

Un directeur implanté dans l'agglomération angevine

Depuis 2006, Khalid Lammini est le directeur de l'École des arts du cirque La Carrière, située à Saint-Barthélemy-d'Anjou, dans le Maine-et-Loire. Il est également à la tête de la compagnie Tadour. Son parcours, marqué par des voyages et des rencontres, s'est tourné progressivement vers les arts du cirque et la pédagogie.

Des influences familiales et culturelles

Le père de Khalid, par ses activités professionnelles, a multiplié les déplacements et ouvert le jeune homme à d'autres horizons : « Il allait souvent en Italie et je rêvais de découvrir l'autre rive de la Méditerranée. » Les visites de Français et d'Italiens dans la famille, leurs échanges, les cadeaux et la gastronomie figurent parmi les premières fenêtres sur l'extérieur dont se souvient le directeur.

« Je n'ai pas appris le monde par les livres mais dans les échanges que j'ai eus avec eux, par les cadeaux qu'ils amenaient et par la gastronomie. »

Du sport au cirque : un basculement réfléchi

Enfant, Khalid se rêvait footballeur professionnel. Il a été actif et attiré par le sport, au point de recevoir des propositions la même année que son baccalauréat. La mort de son père a cependant fait évoluer les priorités familiales : la mère, désormais veuve, a posé un cadre prudent et protecteur qui a orienté ses choix. « Tu peux vivre ta passion mais essaie de voir après… Sur quoi peux-tu rebondir en cas de pépins ? », rapporte le récit familial. De fait, le basculement vers une carrière artistique et pédagogique témoigne d'un équilibre entre passion et souci de sécurité.

Un projet éducatif et culturel local

À la tête de La Carrière, Khalid Lammini incarne une volonté d'ouverture culturelle et de transmission. L'école fonctionne comme un lieu d'apprentissage mais aussi comme un vecteur de rencontres et d'inclusion sur le territoire angevin. Sa trajectoire personnelle — entre mobilité, métiers, pratiques sportives et artistiques — éclaire la manière dont se construit une pédagogie du cirque attachée au partage et à l'accessibilité.

  • Origine : Meknès (Maroc)
  • Fonction : Directeur de l'École des arts du cirque La Carrière
  • Implantation : Saint-Barthélemy-d'Anjou (agglomération d'Angers)
  • Depuis : 2006
MomentÉlément
NaissanceMeknès (Maroc)
Année clé2006 — direction de La Carrière
ActivitéDirection d'école de cirque et compagnie Tadour

Pour les habitants d'Angers et de son agglomération, La Carrière représente une offre culturelle et éducative structurante. L'école contribue au paysage artistique local en formant des amateurs comme des futurs professionnels et en proposant des spectacles et actions sur le territoire. Le parcours de son directeur illustre la porosité entre expériences personnelles et projet collectif : un récit de vie qui se répercute dans la pratique quotidienne de l'école.

Sans vouloir réduire son action à une biographie, le profil de Khalid Lammini montre comment des parcours migratoires et des trajectoires sociales peuvent fertiliser la vie culturelle locale. À travers la compagnie Tadour et l'École des arts du cirque La Carrière, c'est une partie de cette histoire humaine et créative qui se manifeste chaque saison dans l'environnement d'Angers.

Lucie Ferreira
Lucie IA Cheffe du service Culture en ligne

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