Un passage quotidien devenu source d'inquiétude
« C’est vraiment devenu une porcherie », lance Karine, 58 ans, qui emprunte régulièrement le tunnel qui jouxte la gare de Waremme pour rejoindre la rue de Huy. Ce passage, utilisé chaque jour par des navetteurs et des riverains, est selon elle l’objet de dégradations répétées et d’un comportement incivique croissant depuis plusieurs mois.
Le constat rapporté par la riveraine est sévère : jets d’ordures, tags, mais aussi des comportements plus choquants qui affectent directement la salubrité du lieu. Certains usagers utilisent les murs du tunnel pour faire leurs besoins, déplore-t-elle, ajoutant que l’endroit serait devenu, à ses yeux, un repère pour des personnes dépendantes à des produits stupéfiants.
Conséquences pour les usagers et la mobilité
Le tunnel de la gare est un trait d’union entre le coeur de la ville et la rue de Huy. Pour des habitants comme Karine, il s’agit d’un itinéraire pratique et sûr en temps normal. Face à la dégradation du lieu, plusieurs conséquences se dessinent :
- gêne et malaise des piétons, en particulier des personnes âgées et des familles ;
- dégradation du cadre de vie et sentiment d’insécurité ;
- risque d’évitement du passage, entraînant des détours et une moindre fréquentation des commerces à proximité.
Si Karine témoigne à visage découvert, son avertissement renvoie à une préoccupation partagée par les usagers de transports publics et les riverains de la gare : quel niveau d’entretien et de surveillance maintenir pour garantir un accès digne et sûr à cet équipement communal ?
État des lieux : manifestations visibles
Le témoignage mentionne explicitement des atteintes à la propreté et à l’intégrité du tunnel. Pour synthétiser les problèmes rapportés :
| Problème | Description |
|---|---|
| Dégradations | Tags et salissures sur les murs |
| Incivilités | Jets d’ordures et comportements inadaptés |
| Atteinte à la salubrité | Personnes faisant leurs besoins sur les parois |
| Présence suspecte | Lieu perçu comme fréquenté par des toxicomanes |
« C’est vraiment devenu une porcherie », rapporte la riveraine, résumant l’état d’esprit d’un usager exaspéré.
Quelles pistes pour la commune et les autorités locales ?
Le signalement posé par Karine ne formule pas de demandes précises, mais il rappelle des responsabilités partagées : entretien municipal, prévention, présence policière et politique en matière d’aide aux personnes en difficulté. Dans une petite ville comme Waremme, les réponses attendues par les habitants relèvent autant de l’intervention rapide pour nettoyer et réparer que de la prévention et de la gestion humaine des situations de dépendance.
Les autorités communales et la zone de police sont, en première instance, les interlocuteurs logiques pour constater la situation et proposer des mesures adaptées. Les usagers espèrent des actions visibles : nettoyage renforcé, éclairage, caméras si jugées nécessaires, ou dispositifs d’accompagnement social pour les personnes en difficulté. Le témoignage met aussi la pression sur la nécessité d’une communication claire entre la population et les services afin que de tels lieux restent accessibles et sûrs.
Un appel au dialogue et à la réactivité
Le message de Karine est un appel à la réactivité : il s’agit de protéger un espace de passage quotidien, en veillant à la propreté et à la sécurité tout en respectant la dignité des personnes vulnérables qui peuvent fréquenter le site. À Waremme, le défi est de taille : concilier vigilance, entretien et accompagnement social, pour que le tunnel de la gare redevienne un facilitateur de mobilité, et non un motif d’inquiétude pour les riverains.
La ville et la zone de police n’ayant pas été citées directement dans ce témoignage, il appartient aux autorités locales de répondre publiquement aux plaintes et d’exposer les mesures envisagées afin d’apaiser les riverains et d’améliorer le quotidien des usagers.